Habitat

150 familles de mineurs achètent leur logement

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Dernièrement, Roger Meï accompagné de deux de ses adjoints, Yveline Primo et Jeannot Menfi, recevait les familles de mineurs qui viennent de signer un compromis de vente avec la SAFC pour l’achat de leur logement. Si la situation se précise donc favorablement pour eux, elle demeure toutefois très incertaine pour d’autres...

« La SAFC a donné son accord pour la vente de 150 logements, et c’est une bonne chose. C’est l’aboutissement d’une lutte engagée il y a plus de 30 ans au côté des mineurs, de leurs syndicats et d’élus tels José Alcaraz et Norbert Vitrac. Toutefois rien n’est terminé, c’est un combat qui est toujours d’actualité. Nous allons continuer à agir pour que les mineurs souhaitant acquérir leur logement puissent le faire, c’est une question d’équité. Toutefois ce sera plus compliqué, et pour cela il faudra que vous soyez tous solidaires.  »

C’est sur ce constat que Roger Meï a ouvert la discussion avec les familles de mineurs présentes lors de la réunion du 7 octobre, rappelant ainsi sa détermination que tous les ayants droits mineurs aient la possibilité de se porter acquéreurs de leur logement. Il a rappelé que la commune avait un droit de préemption sur ces ventes, droit qu’elle n’a pas utilisé. « Je rappelle que vos logements font partie du parc social de la ville, a-t-il poursuivi, et que nous nous sommes engagés auprès du Préfet qui a donné son accord de dérogation pour que les ventes puissent se faire, afin que chaque logement qui vous sera vendu soit remplacé. Ainsi la SAFC sera gestionnaire des 80 logements étudiants qui vont se faire au lycée agricole de Valabre. Nous leur avons aussi proposé un programme d’une centaine de logements qu’ils ont refusé, mais qui sera réalisé par la LOGIREM. » En effet, si la commune ne peut construire elle même des logements, elle peut aider les sociétés qui en produisent pour l’acquisition des terrains.

Encore des cas à régler

En achetant 574 logements de mineurs aux Houillères du bassin minier de Provence à 40 % en dessous de leur valeur, la SAFC avait réalisé une très bonne opération dans une région où le prix du mètre carré ne cesse d’augmenter. Dans ces conditions on comprend aisément qu’elle ne soit pas enthousiaste pour la revente de ce patrimoine. Dans une interview accordée au journal la Provence, son directeur Jacques Ferrand déclarait que dans le département, la SAFC s’engageait à vendre 236 logements, soit près de la moitié de son parc local.

Il semble cependant que certaines ventes ne soient pas à l’ordre du jour, comme par exemple la résidence La Crau dont les mineurs locataires étaient reçus par les élus municipaux le mardi 15 novembre. A cette occasion, Bernard Fourié l’un des résidents a dénoncé la situation  : « Il y a ici 48 logements, dont 3 sont vides depuis des années, avant même la vente à la SAFC, et ils ne sont même plus mis en commission de logement. Nous sommes 43 à vouloir acquérir, mais la SAFC refuse de vendre. Mais nous ne comptons pas en rester là, et nous allons déjà nous réunir en association pour pouvoir agir plus efficacement.  »

Si la situation est en cours de règlement pour certains, d’autres cas plus difficiles restent à résoudre. Nous y reviendrons dans un prochain numéro.

 

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