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Histoire

Publié le lundi 3 août 2009

Si de récentes fouilles dans le quartier la Plaine, à l’emplacement de la zone industrielle Avon, ont mis à jour des vestiges datant du Néolithique (4000 ans avant JC), des recherches archéologiques de 1991 effectuées au quartier Notre-Dame ont permis de situer la première occupation humaine sur notre territoire dès les premiers siècles de l’ère chrétienne : des bases de murs antiques, les vestiges d’un four de potier et de la poterie en témoignent.

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Au Moyen-âge, parmi de nombreux lieux de culte, la chapelle Notre-Dame dont des éléments architecturaux sont reconnaissables dans le château Pitty est qualifiée de paroisse. Un important cimetière y a été découvert. Le site de la colline du Cativel est occupé à cette époque. Dans le Cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille il est fait mention au XIe siècle d’un "castrum", de l’église paroissiale Notre-Dame qui y fut transférée, de diverses chapelles dont la chapelle Saint Valentin (devenue chapelle des Pénitents au XVIIe siècle) et des terres appartenant à l’abbaye. Pendant tout le Moyen-âge le bourg enfermé dans ses remparts et la seigneurie de Gardanne appartiennent à différentes familles nobles mais les habitants revendiquent dès le XIIIe des franchises et libertés par l’intermédiaire de leurs magistrats communaux.

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Au XVe c’est le Roi René, comte d’Anjou, roi de Sicile et comte de Provence qui acheta le domaine en 1454 et l’administra jusqu’en 1480. Il séjournait volontiers dans son manoir pour donner des fêtes, pratiquer la pêche et la chasse sur ses terres qu’il valorisait en encourageant l’élevage des moutons, la culture de l’olivier et de la vigne.

En 1482, la seigneurie appartient à la famille de Forbin. L’un de ses membres Claude de Forbin (1656-1733) fut un valeureux corsaire de Louis XIV. Lassés, à la longue, des violences et voies de fait commises par les seigneuries sur leurs terres, les habitants demandèrent au roi le rachat de leur domaine, requête qui leur fut accordée en 1676 : les Gardannais prirent possession de leurs terres contre la somme de 134 000 livres. De plus en plus, les habitants exploitent le charbon de terre, qui affleure en surface. La pénurie de bois qui affecte la région à la fin du 18ème siècle entraîne le développement du charbon. Au début du 19ème siècle, on compte 80 puits en exploitation (très rudimentaire) et plus de 200 abandonnés.

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Ce n’est qu’à cette époque que le bourg agricole a subi une véritable métamorphose. Comme d’autres villages de Provence Gardanne a voulu modifier son urbanisme médiéval en couvrant le ruisseau Saint Pierre qui enfermait le vieux quartier, en créant la succession de boulevards et, par là même, une promenade et une déviation.

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L’extension de l’agglomération dans la cuvette, à partir de 1860, coïncide, à quelques années près, avec la construction du chemin de fer. Dans les années 1880 à 1890 le premier puits de mine digne de ce nom est foncé à Biver, la cité minière du même nom se développe et l’usine d’alumine Pechiney s’installe près de la gare. L’essor de l’industrie accélère la mutation économique du village rural et provoque une augmentation rapide de la population (1600 en 1809, 3500 en 1900, 8000 en 1946, 21 000 aujourd’hui) surtout par l’apport de main-d’oeuvre étrangère italienne, arménienne, polonaise, tchèque, espagnole, nord-africaine : c’est l’origine du creuset de population qu’est devenue Gardanne.

Après la deuxième guerre mondiale, alors que l’exploitation charbonnière atteint des sommets, une centrale thermique est installée entre Gardanne et Meyreuil. En 1994, une chaudière à lit fluidisé circulant (LFC), la plus puissante du monde à être équipée de cette technologie de pointe, réduit considérablement les émissions de soufre. La fermeture de la mine, début 2003, entraîne la ville dans une nouvelle mutation,

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symbolisée par la création d’une école d’ingénieurs (centre microélectronique Georges-Charpak, dépendant de l’école des Mines de Saint-Etienne) unique en France. Celle-ci s’installe à Biver en 2003, puis dans ses nouveaux locaux route de Mimet début 2008. La centrale thermique et l’usine d’alumine font pour leur part l’objet d’OPA et de fusion par des groupes industriels étrangers, Endesa (Espagne) puis E.on (Allemagne) pour la première et Alcan (Canada) et Rio Tinto (Grande-Bretagne-Australie) pour la seconde.

Vous pouvez visiter le Pôle historique minier qui se trouve au puits Hély d’Oissel à Gréasque.

 
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