jeudi 26 mars 2020
 
 
 
Coups de cœur des bibliothécaires

Coups de cœur du 1er mai

Publié le dimanche 1er mai 2016

Kodhja (Thomas Scotto, Régis Lejonc, Éditions Thierry Magnier, 2015) — BD

Bienvenue aux portes de la cité de Kodhja ! Mystérieux et exotique, cet endroit, perdu au milieu de nulle part, semble cacher, derrière ses épais remparts et sa majestueuse porte, mille et un secrets. Pour lever le voile sur les énigmes de cette ville, il suffit de suivre les pas du jeune garçon qui vient tout juste d’y pénétrer.
Rares sont les livres qui bouleversent autant que cette collaboration inédite entre Thomas Scotto et Régis Lejonc. Thomas Scotto convoque ici toute sa sensibilité, ainsi que sa grande capacité à mêler écriture recherchée et émotion palpable, pour un récit dense et profond. Dès lors, il faut tout le talent de Régis Lejonc pour offrir un registre graphique à la hauteur. Dans un style sobre, usant d’un nuancier d’une grande élégance, il réussit à faire naître des images d’une puissance merveilleuse. Ce livre offre à son lecteur un récit initiatique d’une grande densité narrative. À partir de 9 ans.

Guylaine

Trio sonatas (compositeur : Antonio Caldara, violon : Amandine Beyer et Leila Schayegh, Schola Cantorum Basiliensis, 2015) — CD

Venise, Mantoue, Barcelone, Rome, Bologne et Vienne furent les points d’ancrage d’Antonio Caldara auprès des grandes cours, ce qui explique bien le caractère cosmopolite de sa musique. Amandine Beyer et Leila Schayegh sont face à face pour la première fois devant les micros. Deux des plus belles sonorités du violon baroque nous font perdre la tête dans huit sonates vénitiennes, d’une inépuisable suavité. Quel festin et quel plaisir, l’inspiration des interprètes ne faiblit pas un instant !

Dominique

Tau zéro (Poul Anderson, Le Bélial’, 2012) — Livre

Un vaisseau part de la Terre, en direction d’une étoile distante de 32 années-lumière. Il accélère sur la première partie du trajet, et doit décélérer sur la dernière. Mais un accident oblige le vaisseau à accélérer continuellement. S’il ne peut atteindre la vitesse de la lumière, indépassable, il s’en rapproche de plus en plus. Et les effets relativistes se font alors sentir : les heures qui s’écoulent dans le vaisseau correspondent à des jours sur Terre, puis des années, des siècles, des millions voire des milliards d’années. Se posent alors des questions fondamentales pour l’équipage : que faire lorsqu’en un clin d’œil, la race humaine a probablement disparu, et qu’en l’espace d’un battement de cœur, c’est la Terre qui est morte ? Et la fin de l’univers s’approche à grand pas…
Roman majeur de Poul Anderson, l’un des auteurs de l’âge d’or de la science-fiction américaine, Tau zéro bénéficie d’une postface de Roland Lehoucq qui revient sur les postulats scientifiques du roman. On se demande bien pourquoi il a fallu attendre plus de quarante pour voir enfin une traduction française...

Philippe

 
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