N°02 - Débat d'Orientation Budgétaire Rapporteur M. le Maire

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M. MEI : C’est la question essentielle de ce Conseil Municipal. Je rappelle qu’il doit précéder d’un mois le vote du budget donc aujourd’hui c’est le débat sur les grandes lignes. Je voudrais simplement rappeler que nous n’avons pas proposé d’augmentation du taux de taxe d’habitation. Je rappelle que cette année encore, l’Etat c’est 800 000 euros de moins au budget. Toutes les collectivités sont frappées de cette même démarche. Je voudrais aussi rappeler que la métropole nous fait très mal, dans tous les domaines. Comme dit Jean-Claude Gaudin, que j’aime bien par ailleurs, "Roger, j’ai trois millards de dettes, je veux partager avec toi. Avec toi et avec toutes les autres collectivités." Donc, là, c’est vraiment très difficile.

Autre remarque, je parle sous le contrôle de Guy Porcedo, nous ne toucherons pas, pour l’essentiel, aux subventions des associations. J’insiste bien sur un des aspects importants, le social, tout ce que nous allons faire, vous verrez, il y a beaucoup de choses que Mme Primo va lister, mais je voudrais insister sur un des aspects essentiels de ce budget, c’est prendre en compte le numérique d’une façon forte. On ne peut pas, on ne veut pas, laisser de côté l’évolution numérique. La vie nous y oblige, la preuve aujourd’hui, vous êtes tous munis d’une tablette, c’est le premier pas, mais dans tous les domaines, et si Véronique Sémenzin était là, je dirais sous son contrôle que c’est une des priorités. Je ne suis pas plus long et je laisse la parole à Mme Primo.

Mme PRIMO : Quelques éléments complémentaires, après ce qui vient d’être dit. Premier élément : le cadre qui nous avait été fixé pour travailler à cette orientation budgétaire, c’est ne pas augmenter les impôts, en tout cas de ce qui est du fait de la commune.

Deuxième élément : essayer de travailler une année supplémentaire sans emprunter.

Troisième élément de travail : faire en sorte que du point de vue des services de la ville, donc des services rendus, on puisse s’en tenir à un service rendu le plus proche possible de ce qui était fait jusqu’à aujourd’hui, et en tout cas au niveau de la tarification, de ne pas augmenter la tarification qui fonctionne toujours, je le rappelle, au quotient familial.

Ces éléments une fois posés, nous avons travaillé dans le cadre du contrat communal autour des propositions qui avaient été déjà présentées mais qui vont voir le jour.

Alors je m’en tiendrais à la présentation des éléments que l’on va voir durant l’année 2017 et ils sont importants.

La première, c’est la question du foyer du 3ème âge.

Deuxième question importante contenue dans ce débat d’orientation budgétaire, c’est la cuisine centrale. Cuisine centrale qui, je le rappelle, va permettre du point de vue de la restauration communale de pouvoir maintenir, voire améliorer le niveau de qualité que l’on a aujourd’hui. Des choses qui ne sont pas directement du fait de la commune mais à laquelle nous contribuons financièrement, et les impôts des Gardannais y contribuent, les entrées de ville comme l’avenue de Nice et l’avenue d’Arménie.

Un élément important concernant le Chemin de la Bonde. Nous l’avions évoqué lors d’un conseil municipal sur la nécessité de rénover ce Chemin de la Bonde. Le PUP Font de Garach, il faut le citer également puisque chacun se souvient que nous avions vu dans les précédents éléments budgétaires que nous nous étions engagés à pouvoir le réaliser dans les années annoncées.

Elément aussi qui pèse lourd financièrement mais qui est absolument indispensable à la vie de la collectivité et de ces citoyens, à savoir le programme d’accessibilité. Et je crois que nous avions voté à l’unanimité une proposition suite à une étude réalisée sur l’ensemble des bâtiments communaux pour mettre en place un programme d’accessibilité. Et donc nous nous étions engagés à une réalisation entre 120 000 et 200 000 euros par an. Donc ce programme se poursuit.

Après, au niveau budgétaire, on rentrera évidemment plus dans le détail concernant les travaux récurrents sur les bâtiments communaux, du scolaire jusqu’au sportif, avec notamment en même temps les travaux PAGE dont Anthony Pontet pourra parler plus longuement que moi bien entendu, qui contribuent et continuent à contribuer à réaliser des économies d’énergie, qui commencent aujourd’hui à être très intéressants.

La réalisation également d’un synthétique sur Biver. Quelque chose qui n’est pas du ressort propre ou du financement unique de la commune mais qui compte là aussi beaucoup, c’est la réalisation de la fin de la caserne des sapeurs pompiers.

Un programme intéressant aussi avec l’aide d’une subvention du Conseil Régional concernant les aires de jeux dans les espaces publics de la ville, la question du parking de la gare qui est en cours de réalisation et sur lequel il y aura des sujets à aborder, notamment la question de la gratuité. Puisqu’on sait bien que nous sommes confrontés à une problématique qui va toucher l’ensemble des espaces publics et dont les difficultés vont s’amplifier avec les difficultés en métropole.

Et enfin, comme le disait Monsieur le Maire tout à l’heure, l’investissement important que réalise la commune au niveau informatique en terme d’extension de la fibre optique et également une question qui va aussi contribuer beaucoup à l’amélioration et à la proximité des services publics, la dématérialisation des actes administratifs qui devrait voir le jour cette année et qui va permettre de faciliter grandement la vie des usagers et leur accès aux services essentiels que sont la réalisation des actes administratifs.

J’ai tracé dans les grandes lignes. Bien entendu, il y aura beaucoup plus que ça mais le débat budgétaire permettra de donner les détails. Mais ce que je voudrais signaler, c’est un effort important et sans précédent des services, à qui il faut aussi rajouter que le fait a été cette année de ne pas voir en baisse les budgets de fonctionnement. Donc on a travaillé à l’identique de l’année dernière. Et les efforts importants réalisés l’année dernière, tels que nous l’avions prévu dans la préparation budgétaire, nous permettent de proposer en terme d’investissement l’ensemble des propositions que je viens de citer, qui somme toute sont des propositions extrêmement importantes et intéressantes pour l’amélioration de la qualité de la vie des usagers et des citoyens de la ville.

M. LEPOITTEVIN : J’ai bien pris le soin de lire ce rapport et je dois reconnaître que ce document est peu exhaustif. Peu exhaustif, difficilement compréhensible par son style d’écriture, inintelligible. Ses illustrations diagrammatiques peu lisibles et des formulations de phrases parfois alambiquées. Alors certes, nous sommes des élus, mais si vous pouviez éventuellement revoir la qualité rédactionnelle de ce rapport, ce serait une bonne chose, ne serait-ce pour que celles et ceux qui souhaiteraient le consulter puissent le lire plus facilement.

Dans la première partie de ce rapport, le bilan fait état d’une situation déplorable pour l’ensemble des collectivités : Régions, Départements, communes... Les collectivités sont au régime sec et les mairies sont aujourd’hui les premières victimes puisqu’elles subissent directement les conséquences de la baisse des dotations de l’Etat.

Pour s’en sortir, les mairies ont deux solutions qui s’offrent à elles : soit elles décident d’augmenter les impôts, soit elles décident de mettre en place un programme d’ajustement par la baisse des dépenses. Baisse de subventions, réduction des effectifs, recours à l’emprunt... Vous nous en avez parlé.

Concernant la situation budgétaire de notre ville, je tiens quand même, quand même, à saluer les efforts qui ont été faits par votre majorité dans ces moments difficiles. Et en lisant ce rapport, j’ai retenu quand même trois axes essentiels : la stabilisation des taux d’imposition à ceux de l’année dernière, la stabilisation des dépenses du personnel depuis l’année 2016, même si je le répète encore une fois, ces dépenses restent trop onéreuses pour le contribuable gardannais.

Concernant l’emprunt, vous nous avez dit que vous allez essayer d’attendre une année avant, pourquoi pas, de contracter de nouveaux crédits, afin de financer une partie des programmes d’investissement. Donc pourquoi pas ? Après tout la ville est peu endettée et les taux d’intérêt à l’emprunt sont particulièrement attractifs en ce moment, donc pourquoi pas ? Néanmoins, je nuance : vous prévoyez une baisse drastique des budgets alloués à la prévention et à la sécurité, à l’exception du budget de la police municipale. Par conséquent, je voulais savoir si cette augmentation du budget de la police municipale, elle était liée peut être à une augmentation, ou pas, des effectifs de la police.

M. GARELLA : Depuis une quinzaine d’années et la perte de la taxe professionnelle, vous avez fait varier la responsabilité de vos échecs sur l’Etat, la CPA, la métropole, au choix... Mais dans le document que vous nous avez remis, il y a un texte qui vient vous contredire. Je cite dans le financement communal : "la situation des communes s’est globalement améliorée. Le dynamisme des impôts directs et indirects a plus que compensé la baisse des dotations de l’Etat." C’est vous qui l’avez écrit.

Vous nous annoncez 800 000 euros de moins : par exemple 900 000 euros vont être financés dans l’intégralité, c’est ce qui est dans le budget, par la métropole pour agencer l’éclairage de l’avenue d’Arménie. 800 000 euros de moins, 900 000 euros de plus de l’autre côté, on voit que quand même ça laisse des marges.

Sur le plan économique, il y a des communes qui ont eu une véritable ambition pour leur ville. Il n’est pas nécessaire d’aller très loin, on peut citer par exemple Rousset, ville où il y a quelques dizaines d’années il n’y avait pratiquement rien et aujourd’hui, il y a un véritable pôle économique. Il y a des villes où c’est l’inverse, où il y avait tout il y a encore quelques dizaines d’années et où il ne reste aujourd’hui pratiquement rien, comme c’est le cas à Gardanne.

Lors de votre première élection, vous avez hérité d’une ville florissante, d’une ville dynamique, d’une ville où les habitants vivaient de mieux en mieux de génération en génération. Après 40 ans de votre gestion, que reste-t-il ? Aujourd’hui, lorsqu’on parle de Gardanne, c’est toujours pour annoncer des fermetures d’entreprises, avec le drame social qui s’ensuit. Peut-on dire qu’on vit mieux aujourd’hui à Gardanne qu’il y a 40 ans ?

Malheureusement, je ne le crois pas et je ne suis pas le seul. Vous avez conduit notre ville à contresens, sans jamais préparer son avenir. Conduire une ville, c’est avoir une vision de cet avenir, c’est faire des choix, c’est relever des défis, c’est savoir se projeter dans le futur, non pas avec crainte mais avec confiance et conviction.

Aujourd’hui, nous avons une ville repliée sur elle-même, une ville fragile, avec un budget qui vous ressemble : un budget de gestion courante, au moment même où nous aimerions, où il nous faudrait un budget ambitieux avec des vrais investissements pour préparer l’avenir de notre commune. Nous aurions aimé ce soir parler d’avenir, de grands projets structurants, au moins sur les deux préoccupations majeures que sont l’emploi et le logement.

Comme il n’y a pas de projet dans ce budget, nous allons parler de chiffres, d’ajustements, de virgules... Vous préférez rembourser avec anticipation des emprunts alors que nous manquons cruellement d’infrastructures, de salles, d’équipements. Vous annoncez même un excédent de 2 800 000 euros en section d’investissement.

Faut-il vous rappeler que vous aviez promis un centre culturel, l’éphémère CLAEC, qui ne se fera jamais ? Vous disiez "les structures culturelles de Gardanne sont victimes de leur succès et de leur vétusté." Les écoles d’art et musique ne seront bientôt plus aux normes. Le projet a tout simplement disparu, tant pis pour la vétusté et les normes. Vous citez toujours en exemple les associations de notre ville. Vous répondiez à un journaliste "ce dont je suis le plus fier, ce sont les 1 500 bénévoles de la ville et leurs 205 associations. Gardanne est une ville humaine".

Au même moment, mais peut-être que vous avez changé d’avis parce qu’en début de conseil, vous avez dit qu’il n’y aurait pas de coupe sur les associations, mais dans ce budget au même moment, vous allez réduire une nouvelle fois leurs subventions, après les 30 % de l’année dernière, de 130 000 euros cette année.

Alors peut-être qu’il y aura une explication de M. Porcédo, peut-être que ça a changé, mais dans le budget qui est proposé, ce n’est pas le cas, c’est moins 130 000 euros. Sur les dépenses de fonctionnement, vous annoncez : "2017 sera mis à profit pour conduire un travail ambitieux afin de dégager des marges de manoeuvre importantes en section de fonctionnement. Donc il s’agira de définir les justes niveaux de moyens financiers et humains alloués."

Vraisemblablement à la baisse, pas à la hausse, sinon ça ne serait pas là dedans. Et là, il y a un sérieux problème de cohérence parce qu’à chaque fois qu’on attaque le service public, vous allez manifester à Marseille pour la défense de ce service public. Je crois qu’il faudrait aussi le défendre à Gardanne où il est sous votre autorité.

Il y a plus fort que ça. Je pense notamment aux gardiens du puits Morandat qui travaillent depuis deux mois, sans contrat, sous l’autorité de la ville. Alors dans ce budget, on nous apprend qu’ils vont être repris par la SEMAG. J’espère pour eux que ça se fera. Il n’y a rien sur la mise en valeur de notre patrimoine où le clocher peint par Cézanne est aujourd’hui au milieu d’un terrain vague. Rien sur le centre ville où les seuls commerces qui ouvrent sont des permanences électorales.

Rien sur l’amélioration du marché, aucune solution sur le manque de logement, rien pour aider notre jeunesse à trouver un emploi comme par exemple, la création du bureau municipal pour l’emploi comme c’est le cas dans les communes qui se préoccupent vraiment de ce sujet. Rien sur un éventuel centre aéré en-dehors des écoles, rien sur les effectifs de la police municipale que nous on aimerait vraiment être en augmentation, rien sur la culture si ce n’est une salle de spectacle qui apparaît pour 250 000 euros. Où ? Quand ? Comment ? Nous aimerions savoir.

Pourtant des marges de manœuvre existent, autres que la réduction des effectifs, de leurs moyens, la baisse des subventions aux associations, ou l’augmentation des impôts, contrairement à ce que dit M. Lepoittevin. Ce sont les produits des services et les revenus des domaines. Ces ressources qui représentent en moyenne 10 % du budget d’une commune, c’est la moyenne nationale, chez nous à Gardanne vous regrettez que ça ne soit seulement 5% de nos ressources. Cet écart représente entre 1,5 million et 2 millions d’euros. Mais il est évident que si vous louez le centre de Bandol 15 000 euros par an, cela ne peut pas marcher. Voilà, c’est votre budget, c’est ce qui vous semble être juste pour notre ville.

Moi j’aurais trois questions : quels seront les services qui seront le plus mis à contribution pour l’économie des dépenses ? Quelles seront les associations, sauf si ce n’est pas le cas, qui seront touchées par cette réduction de 130 000 euros ? Et quelle est cette salle de spectacle qui nous est promis pour 250 000 euros ? Est-ce qu’elle vient remplacer feu CLAEC ou c’est toute autre chose ?

M. AMIC : Je remercie les services pour le document, que j’ai trouvé compréhensible et comme chaque année relativement détaillé, j’en ferai part tout à l’heure à Clément. De toutes façons, je remercie pour la transparence des informations. Néanmoins, Monsieur le Maire, ce débat d’orientation budgétaire présente un certain nombre de spécificités, la première étant que c’est le budget que nous allons préparer pour votre mi-mandat, puisque ça fait déjà, épisode du recours compris, trois ans que vous nous proposez des mensonges et des contre-vérités.

Il y a quelque chose par contre sur laquelle vous ne mentez pas, c’est sur la phrase avec Monsieur Gaudin, qui est à peu près la même depuis trois ans, qui consiste à mettre la faute sur la métropole et sur le transfert de dettes. Monsieur Gaudin, vous savez que vous vous voyez à peu près une fois tous les six ans pour ses élections sénatoriales, et une fois au téléphone entre deux tours d’une élection vous concernant. Il serait bien que vous arrêtiez, s’il vous plait, votre bataille de polochons à son endroit et que vous compreniez qu’il est président de la métropole et que vous avez refusé que Gardanne prenne sa véritable place au sein de cette entité et que depuis trois ans, vous avez le même discours sans nous parler de projets avec la métropole, c’est une réalité.

Vous êtes élu avec Monsieur Gaudin depuis plus de trente ans et nous cherchons encore les projets que vous partagez ou que vous comptez demander à la métropole pour la ville de Gardanne parce que n’en déplaise, Monsieur le Maire, à vous ou à votre parti de majorité ou bien à des organisations syndicales qui l’affichent à l’entrée de la ville, Gardanne fait partie de la métropole. Nous devons travailler avec cette entité et en tirer un maximum de profits pour les Gardannais et les Gardannaises.

Concernant l’Etat, je partage votre avis sur la baisse des dotations mais qu’est-ce que nous allons faire ? Les attaquer avec une Winchester ? Vous savez qu’il n’y a plus beaucoup de "sioux", ici comme là bas et que donc la baisse des dotations de l’Etat, nous étions prévenus et il faut l’intégrer dans le budget.

Et enfin, Monsieur le Maire, j’en reviens à notre ville de Gardanne. Les impôts, comment les augmenter davantage ? Vous les avez augmentés depuis la nuit des temps. Vous n’avez plus de marge de manœuvre pour les augmenter. Concernant vos propositions aux associations, alors que ce n’était pas dans votre programme, Monsieur le Maire, et que vous vous êtes bien gardé de baisser le budget des associations avant votre dernière élection. Vous avez attendu d’être élu pour annoncer la plus grande taille qu’on n’avait jamais vue dans un budget d’une ville de gauche, pour les associations ! La plus grande qu’on n’ait jamais vue !

Le CLAEC, Jean-Brice en a parlé, fait partie de l’un des nombreux projets que vous avez promis et que vous avez vendu à grand renfort d’allers-retours sur le marché, pendant des semaines, pour dire aux Gardannais qu’ils auraient une vie culturelle, intéressante, et vous savez qu’avec la problématique du cinéma, je sais que des actions sont faites et j’espère que nous aboutirons à des solutions, mais qu’en attendant, nous souhaitions tous ce CLAEC.

Monsieur le Maire, vous parlez aussi de créations : la caserne, un certain nombre de choses... et je remercie Madame la Première Adjointe de dire qu’il y a eu l’aide du Conseil Régional sur des projets, mais je souhaite aussi dire qu’il y a eu l’aide du Conseil Départemental qui n’a pas été citée. On avait dit, il y a un an, un an et demi, oui la droite et le centre arrivent au pouvoir au Conseil Départemental, il valait mieux Guérini et vos amis de gauche...

Au final, vous entretenez d’excellents rapports avec le Conseil Départemental, je remercie aussi M. Claude Jorda, que je félicite souvent pour ses interventions, même s’ils ne sont pas du même bord politique au Conseil Départemental, et ce Conseil Départemental finalement, vous travaillez convenablement avec ! Et je crois que si le Conseil Départemental avait fait la même baisse que vous-même dans les associations, vous vous seriez levés, rempli des bus et on se serait tous retrouvés rue Saint-Just au Conseil Départemental pour manifester. Vous avez fait, je le répète, la pire politique de droite qu’on n’ait jamais vue dans les associations.

Je continue, Monsieur le Maire, sur les projets : vous avez parlé d’un certain nombre de rentrées d’argent, notamment en urbanisme, et effectivement, il y a le PUP de Font de Garach qui enfin a ramené de l’argent à la ville, et j’en félicite Mme Nérini. Tel n’est pas le cas sur tous les projets immobiliers que vous avez faits. Vous savez que vous avez enlevé le PUP à l’avenue de Nice, qui était à 57 000 euros et finalement vous l’avez enlevé, et vous avez fait un avoir de 120 000 euros à un promoteur qui se présente dans des élections à venir au Chemin de la Bonde. On aurait eu bien besoin de ces 120 000 euros, Monsieur le Maire ! Nous l’avons voté il y a deux conseils municipaux et je sais que vous avez grande mémoire Monsieur le Maire, et que vous irez retrouver cet avoir de 120 000 euros que nous avons octroyé.

Je reviens aux projets pour la ville. La ville a un fonctionnement par habitant, vous le savez, de 1 600 euros par habitant. Alors que la charge moyenne pour une ville de cette strate est d’environ 1 100 euros. C’est le problème de la ville et il faudra d’une manière ou d’une autre, revoir tous ensemble, je l’espère avant les prochaines élections, les charges de fonctionnement. Il faudra, Monsieur le Maire, avoir enfin une politique territoriale non pas dictée par le dogme qui est le vôtre ou bien par votre volonté de dire que Gardanne doit être dans des actions avec d’autres villes, mais dans la métropole, dans le conseil de territoire et en respectant la loi et la métropole.

Et enfin, dernier élément Monsieur le Maire, pour que l’on avance dans les trois ans qui nous restent jusqu’au dernier mandat, il faudrait que vous nous disiez la vérité. C’est à dire que comptez-vous faire durant les trois années à venir ? Est-ce que vous comptez chaque année nous dire que, du fait de l’Etat, du fait de la métropole, etc, vous ne pouvez pas appliquer votre projet ou est-ce que vous allez nous dire réellement ce que vous comptez faire dans les trois ans à part rénover les parkings ? Allez-vous appliquer oui ou non le programme pour lequel vous avez été élu, à la majorité relative, puisque vous n’êtes pas majoritaire dans cette ville. Et si non, pourquoi ? Et si oui, dans quels délais ? Je vous remercie.

M. LEPOITTEVIN : Je voudrais répondre à Monsieur Garella sur un petit élément. C’est que je salue la stabilisation de l’impôt. Ce n’est pas l’augmentation de l’impôt, c’est vrai qu’il a augmenté, mais je salue la stabilisation. J’avais une question à vous poser liée à l’actualité, Monsieur Garella, c’est que vous êtes le soutien du candidat Monsieur Macron à l’élection présidentielle, probablement, et celui-ci propose dans son programme présidentiel la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. Comment comptez-vous financer cette mesure ? Est-ce que vous l’approuvez ?

M. MEI : C’est une autre débat.

M. LEPOITTEVIN : C’est important parce que ça concerne les budgets.

M. MEI : Concernant le développement économique, je pense que vous avez vu les grands panneaux sur le développement du puits Morandat, un projet exceptionnel qui a été salué d’ailleurs par la métropole. Monsieur Garella, il y a quelques années, quand vous étiez de notre côté, vous aviez promis, sur le puits Morandat de mettre en place la mode masculine et vous m’aviez promis que le premier costume serait pour moi. Et il m’a taillé un costard, Monsieur Garella, et effectivement, nous n’envisageons plus d’implanter la mode masculine sur le puits Morandat. Mais je ne vais pas parler de costumes parce qu’il y a pour qui, en ce moment, on en parle trop.

Alors, si vous sortiez un peu plus, vous verriez un certain nombre de choses. En ce qui concerne le CLAEC, effectivement, comme d’ailleurs ce que vous avez soutenu, l’école A Tâtons, avec qui nous sommes en procès, qui a fermé et qui est allée s’ouvrir à Simiane, il y a ce qu’on appelle autour de Péchiney, nous ne le savions pas, une zone de protection qu’on appelle le "boil over" où on ne peut pas construire pour des institutions à public fragile. Donc effectivement, le CLAEC, nous ne pourrons pas le faire. Mais nous sommes en train de travailler, et Monsieur La Piana pourra vous l’expliquer, pour que l’on réponde aux besoins du cinéma, de l’école de musique et de l’école d’arts plastiques. Je vous rassure.

Alors, Monsieur Amic, depuis la nuit des temps, je ne suis pas là ! Cela fait 41 ans que je suis là, mais pas la nuit des temps !

Je ne vais pas être plus long, il y a tout un tas de réalisations qui font qu’effectivement, notre ville est en bonne position. Quant à Monsieur Gaudin, que je rencontre à peu près une fois par mois, je me ferai faire une feuille de présence et je vous la présenterai, nous avons de l’amitié mais effectivement la métropole, vous savez pourquoi elle a été fondée. Et d’ailleurs les maires, tous les maires sauf ceux de Marseille et quelques autres de la communauté marseillaise, s’élèvent contre.

Parce qu’effectivement, on va partager quoi ? Les parkings seront payants, pas tout de suite. La régie de l’eau, elle va devenir métropolitaine et je citerais de nombreuses autres responsabilités municipales qui vont passer sous le contrôle total de la métropole. Alors, est-ce qu’on va pendant longtemps bénéficier de la gratuité de nos parkings ? On va en construire un près de la gare, la métropole, qui doit être payant mais la bagarre qu’on a menée, je vous rassure Monsieur Amic, fait que, il faudra que ce soit confirmé par M. Gaudin, il y aura la gratuité pour les Gardannais qui prendront le train avec un abonnement. Ce n’est pas facile et je ne suis pas sûr que ce soit confirmé par la métropole. Mais nous aurons l’occasion de dire, à Gardanne les parkings sont gratuits. On veut qu’ils le soient partout.

Je ne vais pas être plus long. Peut-être que vous devriez sortir un peu plus pour voir les choses qui se passent. Peut-être que vous seriez plus attentifs à vérifier tout ce qui se fait mais l’opposition systématique, ce n’est pas une bonne façon de faire de la politique.

M. LA PIANA : Sur la question du CLAEC que vous avez évoquée, c’est vrai que nous avons été confrontés aux difficultés de localisation, aux difficultés du coût et aussi de se dire qu’un projet comme ça mettrait un certain temps pour aboutir. Donc on travaille, et on travaille tous les jours en ce moment pour que justement, ce que le CLAEC devait apporter comme solution culturelle auprès des enfants aussi, ce soit quelque chose qu’on puisse mettre sur pied dans un temps beaucoup plus rapide, et peut être de façon éclatée plutôt que de le regrouper sur un même endroit.

Donc il y a un projet concernant la salle de spectacle et un projet qui est beaucoup plus global que la salle de spectacle qui concerne la Halle et qui permettra d’ouvrir des objectifs, pas uniquement en terme culturel. Ce projet, nous sommes en train de le travailler, nous avons un comité de pilotage qui va se réunir. Nous avons un projet de réhabilitation du cinéma, un projet de remise dans un lieu plus conforme pour l’école de musique et l’école d’arts.

Tout ça se travaille, et aussi sur la question du centre aéré. La seule chose, sur la question financière, quand vous avez évoqué que la salle de spectacle, c’était 250 000 euros, je pense que c’est un point de départ. Une salle de spectacle ne peut pas coûter 250 000 euros. C’est ce qui est dedans sur cette année. Les choses ne se font pas en quelques mois. Vous avez d’abord la réflexion sur le projet, vous avez l’étude du projet et le projet quel qu’il soit, se fait en général sur un, deux ou trois ans. Et donc le financement est étalé, bien entendu.

Ce n’est pas avec 250 000 euros qu’on pourra arriver à mettre sur pied un projet. C’est ce qui est prévu sur cette année, ce n’est pas ce qui est prévu en globalité sur la finalité du projet. Et moi, je vous garantis que sur le plan culturel et sur tout ce qu’on vient de citer, parce que je vous trouve un peu dépressif, ça me fait de la peine, vous voyez tout tellement négatif ! Je suis médecin, venez me voir, j’ai des solutions.

M. GARELLA : C’était votre politique que je citais, pas la mienne.

Mme PRIMO : Je voulais juste apporter un élément de réponse concernant la sécurité parce que je ne sais plus qui a annoncé des baisses drastiques au niveau du budget de sécurité. Il ne s’agit pas d’une baisse drastique du budget de la sécurité. Il s’agit, et quelqu’un d’autre l’a évoqué, du contrat de gardiennage concernant le puits Morandat. Ce contrat de gardiennage a été scindé en deux parce qu’en prévision de l’entrée en métropole, il était nécessaire de mettre à jour ce qui était du rôle propre de la commune, à savoir les tournées nocturnes, et ce qui était du rôle du puits Morandat et de son gardiennage.

Donc il apparaît sur le budget commune une diminution budgétaire mais en soi, ce n’est pas du tout une diminution. Je ne sais pas si j’ai été claire. Faire cette opération, pour ceux qui ont le souci des gardiens du puits Morandat, c’est garantir le devenir de leur emploi au sein de la structure qu’ils seront de toutes façons en situation d’intégrer. Je voulais préciser ça.

Je sais que certains d’entre vous ont demandé des précisions auprès de nos services et on se tient à votre disposition pour vous expliquer ce que la commune a mis en oeuvre dans le cadre de la préservation de ces contrats.

M. PORCEDO : Deux mots sur l’interpellation qui a été faite concernant les subventions aux associations : la lettre de cadrage que nous a donnée le maire pour cette année, c’est de ne pas garder une enveloppe de subvention aux associations identique à celle de 2016. Cela ne veut pas dire pour ça qu’en fonction des dossiers et en fonction des actions et des projets proposés à l’intérieur de cette enveloppe, il ne puisse pas y avoir des ajustements. Ce que vous nous proposeriez, peu vraisemblablement, c’est de faire des copié-collé tous les ans, de ne pas regarder les dossiers et puis d’appliquer à tout le monde ce qu’on avait fait l’année d’avant.

Ce n’est pas tout à fait comme ça qu’on travaille. On fait une analyse des dossiers, on soutient les projets des associations quand elles les présentent et puis il arrive que dans la vie des associations, il y en ait un certain nombre qui, pour des raisons ou pour d’autres, disparaissent. C’est le cas cette année où il y a une association qui fait l’objet d’une absorption, donc le portefeuille de subvention diminue de fait puisqu’on n’a plus de subvention à verser ou en tout cas pas à la hauteur où on la versait auparavant.

C’est le cas aussi, mais Jean-Marc La Piana pourra en parler mieux que moi, et Maurice Brondino pour l’association dont je parle. Donc, il y a un certain nombre d’ajustements qui sont faits qui font que globalement, le portefeuille des subventions aux associations, à l’exception de ces deux associations qui n’ont pas de subvention pour une raison précise, et ça a été discuté avec elles. Nous n’avons pas de baisse des subventions aux associations, que ce soit clair.

Je voudrais juste, pour tordre le cou à quelque chose quand même qui laisserait penser qu’à Gardanne, on subventionne les associations différemment qu’ailleurs, je vais prendre un exemple que tout le monde peut comprendre ici, je vais prendre les subventions par exemple aux clubs de football : le Sporting Club d’Air Bel à Marseille, où globalement on est à 600 licenciés, 15 000 euros de subvention par an. Le FC Burel, 25 000 euros de subvention par an. Ce sont des clubs de notoriété régionale, où les équipes jouent à l’échelon régional.

Le Sporting des Caillols, pas de subvention : mise à disposition d’installations sportives. Il faut prendre aussi la mesure du fait que la ville apporte une aide forte aux associations, que ce n’est pas le cas de toutes les villes, qu’on peut effectivement être amené à partager des efforts entre les citoyens, les associations et les services, comme ça a été fait en 2016 mais que là, pour le coup cette année, l’enveloppe globale des subventions, aux deux exceptions que j’ai indiquées plus tôt, est constante.

Mme NERINI : Deux mots pour revenir sur le logement et répondre à Monsieur Garella concernant les projets de la ville. Lors du contrat communal, effectivement, nous nous sommes engagés à poursuivre nos efforts en terme d’accueil de logements HLM sur la commune, mais pas que. Nous nous sommes aussi engagés à travailler sur le parcours résidentiel, permettre à des familles à revenus modestes à accéder à la propriété.

Donc si vous lisez régulièrement Energies, vous devez savoir que très prochainement, en 2018, des logements qui vont dans ce sens vont être livrés sur Bompertuis, où des familles gardannaises ont pu acquérir des petites maisons, des T4, en accession sociale à la propriété. Et que d’autres logements, sur des bâtiments, des appartements, vont permettre à des familles qui n’ont pas les moyens d’accéder à la propriété d’être locataires pendant un temps de leur logement puis de devenir propriétaires au bout de cinq ou dix ans.

Tout à l’heure, j’étais avec la société d’HLM NEOLIA qui livrait 38 logements sur les Patios d’Espéranza au quartier le Pesquier, où là aussi on a travaillé avec NEOLIA pour essayer de répondre au mieux aux besoins des Gardannais. On a 30 % des demandeurs de logements qui sont des personnes âgées. Donc ces nouveaux logements qui vont être livrés ont un label Génération qui permet d’accueillir au mieux les personnes âgées. Donc au niveau des projets du logement, nous sommes en train de tenir nos engagements et nous poursuivons ce qui est écrit dans le contrat communal.

Une dernière chose pour répondre à Monsieur Amic, mais il le sait très bien : au niveau du Chemin de la Bonde, le permis de ce fameux promoteur était caduc.

M. AMIC : C’est important qu’on puisse échanger puisque c’est un débat d’orientation budgétaire donc c’est bien qu’on rentre dans le débat et qu’il y ait un échange. Juste pour revenir sur l’historique, vous avez été élu en 1971 conseiller municipal et les 41 ans dont vous faites état, c’était je pense conseiller général en 1976.

M. MEI : Ne parlons pas du passé, regardons l’avenir Monsieur Amic. Je sais que vous êtes un homme du passé, mais regardez l’avenir.

M. AMIC : Je ne sais pas lequel d’entre nous l’est le plus mais je vous respecte énormément Monsieur le Maire.

M. MEI : On n’avait pas l’impression. Je crois que faites sourire tout le monde.

M. AMIC : La première, c’est sur ce budget. Je reviens juste, en réponse à nos remarques, vous nous avez parlé de la SEMAG. Je souhaiterais, Monsieur le Maire, que nous fassions la différence entre la ville et la SEMAG. La SEMAG est une société d’économie mixte.

M. MEI : Que je préside au nom de la commune. C’est un outil de la ville.

M. AMIC : Dans laquelle la ville a des participations, comme d’autres.

M. MEI : C’est un outil de la ville.

M. AMIC : Oui, très bien, Monsieur le Maire. Vous parlez vraiment comme les gens du passé communiste. Vous n’avez pas 100 % des participations, vous n’en avez pas la majorité, d’accord.

La SEMAG est une société d’économie mixte, effectivement que vous présidez, et qui est fortement bien administrée, je tiens à le dire ici et les projets sont extrêmement intéressants. Néanmoins, la SEMAG est indépendante, à ce projet là indépendant, et en tout cas ce n’est pas un projet de la ville. Mais pour revenir à vos projets à vous, Monsieur le Maire, et j’en finirais avec ces deux remarques.

Pour le docteur La Piana, nous ne sommes pas dépressifs. Nous voulons juste aller dans une salle de cinéma normale, voir avec vous La La Land, bien rigoler, partager de bons moments et c’est ce qu’on voulait avec le CLAEC. Et je crois que dans votre projet, vous n’avez pas promis une étude, vous n’avez pas promis de réfléchir à, vous avez promis un lieu de culture dans lequel on puisse aller profiter, et comme vous le dites bien, éviter la dépression ambiante et tous les médicaments que certains peuvent prescrire, et je l’espère dans ce mandat.

M. LA PIANA : Vous l’aurez. Et dans ce mandat.

M. AMIC : Merci Monsieur La Piana. Et enfin pour en finir sur les associations, Guy nous reproche de dire "oui l’opposition vous nous dites, il faudrait faire la même chose à chaque fois". Evidemment qu’on sait que ce n’est pas possible et que vous faites des ajustements. Et je tiens à le dire, généralement très positifs, il faut aussi savoir le reconnaître. Cependant, il ne va pas falloir nous faire croire que vous avez appris du jour au lendemain, avant et après les élections, le 20 juillet 2015, il faut enlever 50 % de la dotation aux associations et le 18 juillet 2015, avant le second tour, on ne le savait pas.

Donc, moi ce que j’aimerais avoir comme réponse, et je pense que Monsieur Garella et mes collègues c’est pareil, à laquelle vous n’avez pas répondu Monsieur le Maire, dans les trois ans à venir, à part le CLAEC sur lequel Monsieur La Piana vient de s’engager et je vous en remercie, quelles vont être les réalisations que vous pouvez assurer pour les Gardannais et les Gardannaises. Merci.

M. MEI : Monsieur Amic, vous avez entendu le débat budgétaire ? Vous étiez présent lorsqu’on l’a présenté ? Il y a dix minutes, Madame Primo vous a fait toute la liste, et vous l’aurez par écrit, de tout ce qu’on va proposer. Lisez un peu plus attentivement ce qu’on propose.

M. GARELLA : Deux petits points très rapidement : le CLAEC, vous ne pouvez pas dire qu’après 40 ans, excusez-moi de revenir là dessus, mais vous découvrez qu’il y a un boil over ! Les cuves de fuel y sont depuis peut-être 50 ans.

M. MEI : Pourquoi vous ne nous l’avez pas dit avant ?!

M. GARELLA : Moi, pourquoi ? Ce n’est pas moi qui suis maire, cela ne vous a pas échappé. Si j’étais maire, avant de proposer à la population un centre sur le parking Mistral, je savais qu’il y avait un boil over...

M. MEI : Pourquoi vous ne l’avez pas dit ?

M. GARELLA : C’est votre projet, c’est dans votre programme, pas dans le mien. Nous, on ne l’avait pas mis ça. Ensuite, il y a une deuxième chose : c’est le 250 000 euros, un chèque en blanc de 250 000 euros pour réfléchir à un projet, je n’ai pas compris ce que c’est. On ne peut pas dire, on demande 250 000 euros en blanc... Parce que vous pourriez dire : ça va être à tel endroit, ça va être ceci, ça va être cela, on a préparé une maquette, vous avez l’ébauche d’un projet... Là il n’y a rien ! On ne sait ni où ni quand ni comment ! On sait que c’est 250 000 euros. On ne sait pas quel sera le budget final. Est-ce que ce sera deux millions, trois millions, quatre millions... donc comprenez qu’après le CLAEC, on est un peu modéré sur la question.

M. MEI : Franchement, Monsieur Garella, vous n’êtes pas attentif à ce qui se dit.

M. LA PIANA : Une étude à 250 000 euros, franchement non... Après c’est un travail, un travail qui est initié, un travail qui va se continuer, qui demande des financements et qui va évoluer. Aujourd’hui, c’est l’orientation budgétaire, les informations vous les aurez au fur et à mesure, et vous les aurez en temps et en heure, mais avec des chiffrages exacts, avec des résultats exacts.

Aujourd’hui, on sait très bien ce qu’on va faire, on sait très bien ce qui nous attend mais il faut que l’étude soit finie pour que vous ayez exactement les chiffres et que vous sachiez ce qui va se passer. On travaille, c’est ça que je voudrais que vous entendiez, c’est qu’on travaille beaucoup sur ces questions là. On n’est pas au chômage, loin de là. On y est, on est à fond.

Sur les associations, juste un mot, parce que vous avez des baisses des associations mais on a travaillé cette année avec les associations de façon, ce qu’on n’avait pas fait auparavant et que peut-être d’autres n’ont pas fait auparavant, je ne sais pas, en tout cas, avant d’accorder une subvention à une association, on les a rencontrées avant, on a discuté avec elles, on a regardé quels étaient leurs objectifs, quels étaient leurs projets, et c’est à partir de là qu’avec elles, on a décidé du niveau de subvention qu’elles auraient l’année à venir.

M. PONTET : On va quand même sortir une cuisine centrale qui va être un projet exemplaire sur la commune, qui va permettre de continuer à structurer les énormes efforts qui sont faits en terme de restauration et je crois que cela mérite d’être soulevé parce que c’est un outil qui va être à énergie positive, c’est un outil qui a été réfléchi avec des nouvelles technologies, avec de l’énergie propre et puis faire en sorte que globalement sur les restaurants scolaires, on puisse continuer à mieux fonctionner, et je crois que ça pour le coup, c’est un vrai équipement qui va servir à la ville, et notamment à nos enfants, particulièrement, sur la qualité de la bouffe qu’on leur sert dans l’assiette. Et ça il faut le dire. On fait d’énormes efforts en terme de qualité, en terme de respect sur le gaspillage, etc, etc, c’est un grand projet structurant qui verra le jour en janvier 2019.

M. MEI : Je rappelle que la ville de Gardanne a obtenu le premier prix de la région PACA pour la qualité de son alimentation.

Mme PRIMO : Je voudrais juste dire quelque chose qui n’engage que moi, comme ça au moins on est clair, quitte à ce que Monsieur Amic ait un peu des boutons, mais les dogmes communistes que sont : le service public, l’accès à tous des services municipaux, parce que les gens payent des impôts, qui sont y compris l’aspect visionnaire de Monsieur le Maire de racheter quand la mine a fermé les espaces miniers alors que d’autres villes à côté ont mis quinze jours à raser tout ce qui avait existé, de se servir de cette histoire là pour construire aujourd’hui son avenir, à savoir ce qui est en train de se faire au niveau du puits Morandat, moi franchement de ces dogmes là, j’en suis fière. Les dogmes comme cela, et être communiste comme ça, moi j’en suis fière. Je n’en ai pas honte. J’ai dit que je parlais à titre personnel.

M. MEI : Nous sommes tous d’accord. Tous les membres du Parti Communiste ici et nos amis pensent la même chose. Nous ne serions pas là si c’était le contraire.

Je mets aux voix simplement le fait que vous reconnaissez qu’il y a eu un débat d’orientation budgétaire.

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