Ville de Gardanne
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N°21 - Transformation d'un poste de gardien de Police Municipale en poste de Brigadier Chef Principal
Rapporteur Mme Primo
vendredi, 14 octobre 2016
/ Bruno Colombari

Mme PRIMO : Un gardien de police a été muté dans une autre collectivité. Un recruement a été réalisé. La personne recrutée a un grade de brigadier-chef principal. Il faut donc remplacer le poste de brigadier par celui de brigadier-chef principal.

M. GARELLA : Pouvez-vous nous donner les effectifs de la Police Municipale ?

M. MEI : Ils sont onze plus les ASVP et dans les ASVP, il y en a qui vont réussir le concours et qui vont être nommés.

M. GARELLA : Parce qu’on sait qu’aujourd’hui, ils sont beaucoup sollicités. Avec les événements, c’est difficile. Et peut-être que des recrutements seraient les bienvenus parce qu’il y a une vraie demande de la population, non pas de plus de policiers... On aurait aimé connaître votre position.

M. PARLANI : On sait ce qu’on a à faire. On est au courant des dispositions. On va renforcer légèrement l’effectif de la Police Municipale. Les gendarmes vont, quant à eux, augmenter leur effectif aussi. La sécurité, c’est quand même la responsabilité de l’Etat.

M. MEI : Tu as raison de le dire, c’est une responsabilité régalienne, de l’Etat donc. Et nous, nous avons une bonne collaboration avec la gendarmerie, et notamment son chef, le lieutenant Audibert.

M. GARELLA : En général, une ville de la taille de Gardanne a à peu près 20 policiers municipaux. Nous, on a toujours, 10, 11... Cela aurait peut être mérité là pour le coup des recrutements.

M. PARLANI : Si on parle de manière générale, c’est un policier pour 1 000 habitants, c’est d’accord. Mais bon, pas toutes les villes sont pareilles. Une ville comme Marseille, je veux bien qu’elle compte un policier pour 1 000 habitants. Mais Gardanne, il ne faut pas exagérer. Moi-même travaillant à Marseille, je connais très bien les besoins de Marseille et les besoins de Gardanne.

M. GARELLA : On sait qu’ils font beaucoup d’heures. On a une remontée d’informations. Ils sont très sollicités.

M. PARLANI : Les informations, je les ai, je les vois tous les jours.

M. GARELLA : Vous nous auriez dit que vous alliez lancer deux ou trois recrutements, c’était plutôt bienvenu.

Mme PRIMO : Sur les questions de sécurité et de recrutement de police municipale, on peut effectivement aller très loin. La position de la commune, ce que dit Monsieur Parlani, pour le rôle de la police municipale, on ne parle pas de la gendarmerie qui elle a vu ses effectifs progresser, y compris en lien avec nos interventions. Pour ce qui est de la politique municipale, on est bien sur un rôle de tranquillité publique. Et quand Monsieur Parlani cite 11 policiers municipaux plus les médiateurs, plus les ASVP, on est bien là sur une globalité en terme de tranquillité publique. Je crois que c’est important de dire ça comme ça sinon on peut confondre le rôle de la gendarmerie ou de la police nationale qui est d’assurer la sécurité et le rôle de la police municipale, qui, aujourd’hui est toujours sur cette position de prévention et de tranquillité publique.

M. GARELLA : Ce n’était pas la question.

Mme PRIMO : J’ai bien compris mais c’est ma réponse.

M. GARELLA : C’est juste parce qu’ils font beaucoup d’heures donc ce n’est pas de changer leur mission. Apparemment, ils sont très sollicités. Donc peut être ça méritait de l’embauche. C’était tout !

M. MEI : Je rappelle qu’à notre demande, on était intervenu pour être dans une zone spéciale. Donc on a un renfort de gendarmes important. On est dans une zone spéciale.

M. PARLANI : Concernant la vidéo surveillance, elle continue à se déployer. Je ne dis pas que ça remplace des policiers mais ça simplifie leur vie. Cela déplace peut-être le problème mais pour nous le tout c’est qu’il ne soit pas chez nous. Donc la vidéo surveillance continue à être déployée et continuera à l’être.

M. MEI : Sans se faire trop d’illusions... Je crois que c’était Estrosi, qui était maire de Nice, qui avait dit il y a deux ou trois ans, quand il y a eu les attentats de Paris, s’ils avaient fait comme nous, avec la vidéo-surveillance, ils n’auraient pas eu de problème. On parle pas du 14 juillet, ce qui est venu après.

M. GARELLA : Une petite information, une remontée aussi... les personnes sur le cours se sont plaints tout l’été de jeunes adolescents qui arrivaient de la gare. Je n’ai rien contre, ni de savoir d’où ils venaient ni ce qu’ils faisaient, mais qui ont mis le bazar pour aller à la piscine. C’était très régulier, ça s’est même fini en bagarre au rond-point de la gare. C’est vrai que dans la tranquillité publique, ça fait partie aussi des missions de la ville et les commerçants et riverains font remonter ça.

M. PARLANI : Justement ce matin, j’étais en cellule de veille sécurité avec M. Audibert, qui est lieutenant de la gendarmerie, qui me disait que cet été, tout s’est bien passé. Ils ont eu effectivement un problème, une bagarre à la piscine, ça peut arriver partout. Mais vous parlez du trajet gare-piscine ? Les gendarmes me disaient que cette année, ils avaient été beaucoup moins embêtés que les autres années. Pour eux, c’était calme. Effectivement, pour avoir été présent sur Gardanne, j’ai constaté qu’il y avait quelques centres aérés qui faisaient un peu de chahut. Je ne peux pas les empêcher de chanter non plus.

M. GARELLA : C’était par exemple sur le cours, l’épicier s’est fait "dévaliser" par une bande de petits jeunes. Il y en avait de partout. Et il n’y a pas de réponse.

M. MEI : Il y a eu des efforts importants. L’année passée, c’était une catastrophe. Je n’étais plus maire puisqu’il y a eu annulation de nos élections mais je leur ai fait fermer la piscine pour des raisons de sécurité et d’hygiène. On a eu un travail avant l’ouverture de la piscine avec les forces de police, la CPA, puisque ce n’est plus nous qui gérons la piscine et on a mis en place des mesures qui sont satisfaisantes, mais pas totalement. On a mis en place, notamment à la piscine, douze caméras.

M. PORCEDO : Je voudrais juste ajouter quelque chose, pour contextualiser un peu ce qui est dit sur Gardanne. Si Marseille n’avait pas fermé douze piscines sur vingt-deux, on aurait peut être eu un peu moins de jeunes effectivement désoeuvrés qui seraient venus sur Gardanne. Encore une fois, à l’initiative de Monsieur le Maire, avec toutes les forces concernées, les éducateurs de l’ADDAP, les intervenants de la SNCF, la police de l’air et des frontières, la police municipale, la gendarmerie, etc, nous avons eu une réunion bien avant l’ouverture de la piscine pour que ne se reproduise pas ce qui s’était produit l’année dernière mais encore une fois, on connaît très bien la ligne de train qui cause problème. Si Marseille ne fermait pas plus de la moitié de ses piscines l’été, justement pour ne pas être embêté ou pour faire des économies, on ne serait pas dans cette situation là à Gardanne. Si je voulais être taquin, je vous dirais que si vous avez quelques moyens d’intervenir auprès du Maire de Marseille pour qu’il laisse les piscines ouvertes, n’hésitez pas à le faire. Vous vous assureriez aussi, le faisant, la tranquillité publique à Gardanne.

M. GARELLA : Une question qui nous est posée aussi, c’est à quelle centrale sont reliées les caméras ? Municipale ?

M. PARLANI : La ville possède un CSU donc toutes les images sont retransmises sur le CSU de la ville et les images sont retransmises en direct aussi sur la brigade de gendarmerie de Gardanne. Donc les gendarmes ont en direct les images de toutes les caméras de vidéo surveillance.

M. MEI : Je reconnais que nous sommes dans une situation difficile. Nous faisons notre possible mais la situation est difficile. Ces jeunes montent dans le train sans payer, à Saint-Antoine et autre, donc c’est très compliqué. Nous n’avions pas ces problèmes quand la gestion était municipale. Nous avions des petits problèmes qui étaient réglés et on maîtrisait.

Mme PRIMO : Ce n’est plus le moment mais je vais dire quand même quelque chose qui me paraîssait intéressant par rapport au travail qui s’était amorcé. Sur la ligne Aix-Marseille, avait été créé un CLSPD spécial SNCF auquel nous participions, et je crois qu’on participe toujours, en relation avec la SUGE, qui est la police des trains. Le problème que la SUGE soulève, pas officiellement mais ce qu’ils nous disent, c’est que vous avez pu remarquer comme moi si vous allez dans les gares, c’est qu’il n’y a plus aucun être humain, à part les voyageurs. Le travail qui a été mené et qui continue à se mener, en lien avec d’autres, c’est aussi qu’on puisse retrouver des êtres humains dans les gares. Tant qu’on continuera à remplacer tout ce qui à un moment donné peut mettre du lien, peut permettre le renseignement, peut faire fonctionner les établissements correctement, je crois qu’on va aller de plus en plus vers des situations difficiles. Ce n’est pas toute la raison mais c’est une raison importante, me semble-t-il, pour continuer à travailler dans le sens de ce qui avait été amorcé.

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