Ville de Gardanne
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N°07 - Projet de délégation de Service Public pour la gestion de la Maison de Clairefont à Bandol – Saisine pour avis du Comité Technique Paritaire (CTP)et de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL)
Rapporteur Mme Pona
jeudi, 30 juin 2011
/ Bruno Colombari

Mme PONA : La Ville envisage une délégation de service public pour la gestion de la Maison de Clairefont à Bandol, dont la commune est propriétaire. La passation d’une délégation de service public par une collectivité locale donne lieu à deux types de consultations préalables : celle du Comité Technique Paritaire (CTP) et celle de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL). En conséquence, il est proposé au Conseil Municipal de procéder à la saisine de ces deux organismes pour avis.

M. CALEMME : Vous nous proposez dans cette délibération de consulter pour avis préalable le Comité Technique Paritaire et la Commission Consultative des Services Publics Locaux concernant la délégation de service public du Centre de Bandol. C’est la stricte application du CGCT. Mais depuis l’achat de ce Centre, il y a quatre ans (pour trois millions d’euros), nous avons très peu, voire pas du tout d’informations concernant la gestion de cet élément du patrimoine de notre Ville. Rappelons qu’il s’agissait à l’époque de développer un tourisme dit "social" à destination des familles les plus modestes de notre Ville.

Or, il suffit de prendre connaissance des tarifs appliqués pour bien se rendre compte qu’ils ne sont pas des plus abordables. Pour sept jours de location au centre de Bandol, cet été, il vous en coûtera pour un couple sans enfant en pension complète 830 euros (soit seulement 44 euros de moins que pour un couple non-gardannais = 5 %). Ce tourisme n’a de "social" que le nom ! Nous souhaiterions donc savoir combien de familles gardannaises ont fréquenté notre centre de Bandol en 2010 et parmi ces familles quelle est la proportion des familles aux revenus modestes ?

Une fois les consultations prévues par la loi effectuées, nous vous demandons de négocier des conditions plus avantageuses pour les familles gardannaises, et en particulier pour les plus modestes d’entre elles comme cela avait été annoncé en 2007, au moment de l’achat du centre de Bandol aux Houillères. Par ailleurs, il est vraiment regrettable que ce lieu ne puisse pas accueillir nos classes de découverte et autres colonies de vacances. Pouvons-nous espérer voir ce centre recevoir des groupes d’enfants à moyen terme ou cela relève-t-il du domaine de l’utopie ? Merci de vos réponses.

Mme PONA : A cet emplacement, sur la Côte d’Azur, c’est vraiment le centre le moins cher sur Bandol. En haute saison, en pension complète, avec un parc magnifique... les autres demandent beaucoup plus. Les bons CAF sont pris en charge, ainsi que les chèques vacances, ce qui permet ainsi aux familles plus modestes de pouvoir y accéder. Pour ce qui est de sa fréquentation, les gardannais viennent surtout en week-end, pas en vacances prolongées. Quand ils y vont en basse saison, au printemps par exemple, les prix sont 30 % moins chers en pension complète. Sur le service proposé, sur le site, c’est de loin sur la Côte d’Azur le centre le moins cher qui soit.

M. CALEMME : Plus de 800 euros, si on rajoute les enfants...

M. MEI : C’est le centre le moins cher.

Mme PONA : On a travaillé avec une association de tourisme social qui partage cette détermination. On a pu, en travaillant avec des partenaires tels que le Conseil Général, la CAF, le service Enfance, la MAIO, le service Jeunesse, permettre à des familles de partir en vacances pour la première fois parce que les vacances c’est un droit. En 2010, on a permis à 20 familles (60 personnes) de partir. En 2011, c’est entre 100 et 150 personnes qui pourront bénéficier de ce projet.

M. MEI : Combien de familles ?

Mme PONA : En dehors des familles, ce sont aussi des personnes âgées, des personnes seules, isolées qui seront bénéficiaires de ce projet. On travaille avec une association qui est dans le tourisme social, qui est partenaire avec nous. On est dans ce que la ville voulait faire.

M. MEI : C’est vraiment préserver l’essentiel de ce qu’on voulait. J’ajoute que si certains veulent aller à Ailefroide, c’est 12 euros la nuit.

Mme PONA : Un peu plus de 50 euros en pension complète, en haute saison sur la Côte d’Azur, c’est vraiment pas cher. Je défie n’importe qui de trouver moins cher, de plus avec la possibilité de pouvoir bénéficier du réseau des autres centres de vacances de cette association, donc de diversifier les possibilités.

M. CALEMME : Est-ce qu’on pourrait avoir un bilan annuel par rapport à la fréquentation de ce centre ?

M. MEI : Excusez-moi, Monsieur Calemme, mais il y a un comité où vous êtes représenté... Demandez à Monsieur Lambert, il n’est pas venu.

M. CALEMME : Est-ce que le rapport avait été présenté ? Je ne savais pas qu’il était à l’ordre du jour.

M. LAMBERT : Tout d’abord, nous avions convenu lors d’un précédent Conseil Municipal que peut-être nous allions rentrer dans une relation plus adulte, plus apaisée. En recevant une convocation moins de cinq jours ouvrés à 17 heures un lundi, il m’est difficile de pouvoir m’y rendre. Je ne sais pas si mes amis dans d’autres commissions sont de cette façon informés...

M. MEI : C’est la loi.

M. LAMBERT : Entre la loi et ce qui doit se faire... Laissez-nous venir aux commissions, ne nous le dites pas le lundi pour le mardi. Et puis, il y a encore plus fort pour permettre d’avoir des vacances, c’est une piscine couverte, que nous n’avons toujours pas.

UNANIMITÉ