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Visite de chantier à la centrale biomasse Energies 432

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Le 20 février, une délégation d’élus et de techniciens de la Communauté du pays d’Aix a visité le chantier de la tranche 4 de la centrale thermique qui va brûler du bois dans quelques mois.

D‘ici la fin 2015, E.on va poursuivre les tests de la tranche biomasse à la centrale thermique, qui devrait être mise en service au tout début 2016. Une trentaine d’élus et de techniciens de la CPA (dont le maire de Gardanne, Roger Meï, vice-président de la commission énergie et la conseillère municipale Céline Busca-Vollaire) ont découvert le chantier en février dernier, après s’être équipés, sécurité oblige, de casque de chantier, veste, chasuble fluo, lunettes, chaussures et gants.

La visite commence au pied des cinq gigantesques silos accolés à la chaudière biomasse, des silos qui recevront les plaquettes forestières transportées par un convoyeur depuis le tout nouveau bâtiment de stockage. A cet endroit, on voit aussi le filtre à manche qui va traiter les fumées en captant les poussières et métaux lourds afin d’éviter qu’ils ne s’échappent par la cheminée de 120 mètres. La deuxième étape amène la trentaine de visiteurs sur le toit du dépoussiéreur thermostatique qui permet de récupérer les cendres après la combustion. De là, on découvre le bâtiment de stockage des plaquettes (facilement visible depuis la route de Nice avec son toit blanc à deux pentes).

L’approvisionnement en bois de la centrale pose encore question, c’est l’objet des discussions qui se tiennent régulièrement en Préfecture dans le cadre du comité régional biomasse initié à la demande de Roger Meï et qui se réunit deux fois par an pour tenter de structurer une filière bois régionale pour la centrale de Gardanne et la chaudière bois Inova de Brignoles. Si E.on doit à terme brûler majoritairement du bois local, le bois recyclé et les déchets verts doivent également être pris en compte.

Aux inquiétudes manifestées par des acteurs régionaux de la filière bois, le Préfet Michel Cadot, a répondu en demandant à E.on de revoir sa copie et de diminuer de moitié la part de bois régional dans les 855 000 tonnes brûlées chaque année à partir de 2016.

83 000
c’est le nombre de tonnes de bois prélevé en région Paca qui sera consommé par la centrale biomasse lors des trois premières années (2016-2018) d’exploitation. C’est la moitié de ce qui était initialement prévu. La différence sera donc importée en bateau via le port de Fos.

250
C’est en millions d’euros l’investissement d’E.on pour la conversion de la tranche 4 de la centrale à la biomasse, la plus importante en France avec une puissance de 150 MW.

3
c’est le nombre de jours de stockage de plaquettes forestières sur le site, soit 8000 tonnes.