Scolaires

Quand Prévert rencontre le London Symphony Orchestra Energies 358 - Loïc Taniou

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Dix élèves de la classe de Clis de Prévert ont joué des percussions avec le London Symphony Orchestra sur la scène du Grand Théâtre de Provence d’Aix. La rencontre a été magique et riche d’enseignements.

Anthony, Amélie, Enzo, Linda, Loïc, Lounis, Mickaël, Ryan, Ryad et Antonio ont vécu une formidable aventure musicale et humaine. Tous ont entre sept et onze ans et fréquentent la classe d’intégration scolaire (Clis) de Jacques-Prévert. Une classe qui grâce à des accompagnements spécifiques s’évertue à faire progresser des enfants qui connaissent des retards et de grandes difficultés scolaires.

« Ils ont besoin de plus d’attention de la part des enseignants, d’être en petit groupe pour l’on puisse s’adapter à la singularité de chacun, explique Christine Alessandri, institutrice de la Clis. Nous travaillons beaucoup sur l’attention et la concentration pour les faire progresser. »

Et l’aventure musicale proposée conjointement par le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, le Grand Théâtre de Provence (GTP) et la Médiathèque participe de cette dynamique. Les enfants ont ainsi pu faire des répétitions régulières avec le London Symphony Orchestra (invité de la prochaine édition du Festival d’art lyrique) jusqu’à se produire le dimanche 8 mai dans le cadre de la Journée européenne de l’opéra avec ce prestigieux orchestre sur la grande scène du GTP. Ils ont ainsi joué des percussions sur des extraits de La Traviatta de Verdi et sur une création jouée en accompagnement d’un film de Laurel et Hardy.

« C’est François Le Gall, animateur à la Médiathèque et coordonnateur de “l’Orchestre à l’école” de Château-Pitty qui nous a mis en contact avec le London Symphony Orchestra, poursuit l’enseignante. Ce projet commencé depuis septembre avec des cours de découverte et d’apprentissage des instruments de percussions proposés à l’école municipale de musique a permis de réaliser tout un travail sur la confiance et l’estime de soi, sur les mots et les rythmes, sur l’écoute. »

Du côté des parents, l’implication a été également forte. De nombreux liens ont été tissés. « Cette expérience a été un déclic, Ryan s’est amélioré notamment en lecture, souligne sa maman. Maintenant, il prend facilement les livres. J’en ai eu les larmes aux yeux de le voir jouer avec cet orchestre. Ça va rester longtemps gravé dans notre mémoire. »