N°18 - Autoriser Monsieur le Maire à signer une convention avec Madame la Présidente de l'association Gardanne Action Cinéma (GAC) Rapporteur Mme Guidini-Souche

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Mme SOUCHE-GUIDINI : Pour les associations qui recoivent plus de 25 000 euros, nous devons conclure une convention. L’association Gardanne Action Cinéma ayant bénéficié pour l’exercice 2018 une subvention de 160 000 euros au titre du fonctionnement, nous passons donc une convention avec elle.

M. BALDO : Comme chaque année, je vais dire mon petit mot sur le cinéma parce qu’on se désespère de voir ce cinéma réhabilité quand on sait l’impact que ça a sur une vie sociale pour une commune comme Gardanne, on est désespérés. Alors j’ai entendu qu’il y avait un financement pour une étude. Alors est-ce que ça veut dire que les années précédentes, quand on nous disait qu’il y avait des études qui allaient être faites, c’était faux ? Donc les études n’étaient pas prévues. Ou alors ça veut dire que c’est une étude supplémentaire, encore une fois. Et peut-être que l’an prochain, il y aura encore une étude, et une étude, et une étude...

Mme GUIDINI-SOUCHE : On a effectivement fait une nouvelle étude parce que nous avons décidé d’engager des travaux pour la réhabilitation du cinéma. Cette étude est complète et les travaux vont être relativement importants et le cinéma, je vous rassure, va vivre. Il vit déjà et il va continuer à vivre de mieux en mieux. Les travaux vont être faits et je pense que vous serez rassurés.

M. BALDO : Oui, le cinéma continue à vivre mais quand même, force est de constater qu’il ne vit pas avec des spectateurs occasionnels. Ce sont plus des militants que des spectateurs qui y vont. Un cinéma, ce n’est pas qu’un film. C’est avant, pendant, après. Et quand même, depuis plusieurs années, on a poussé, involontairement je vous l’accorde, poussé les gens à aller à Aix-en-Provence ou au Pathé de Plan de Campagne plutôt que de rester à Gardanne.

Mme GUIDINI-SOUCHE : Il y a un lieu de vie qui est en train de s’épanouir sur place avec la cafétéria qui est en train de prendre vie. Et le lieu pour se retrouver avant et débattre des films que l’on a vus, il est là. On a été assez chahutés quand on a pris cette décision ensemble avec le GAC d’occuper les murs de la cafétéria mais c’était à des fins constructives il me semble.

M. MEI : Je crois qu’il y a un programmiste qui est en train de nous proposer une action.

Mme PRIMO : Juste un mot sur le cinéma. Ce n’est pas mon sujet mais je voudrais quand même dire quelque chose. C’est très simple de faire ce que vous faites en disant le cinéma, qu’est-ce qu’on en fait... C’est une vraie question pour une commune comme la nôtre. Parce qu’avoir le souci, et arriver à maintenir, et vous savez très bien quelle est la situation des cinémas aujourd’hui, y compris du Pathé, d’Aix et de tout ce qui s’ensuit. Avoir comme réflexion et continuer à pouvoir avoir une réflexion sur maintenir un cinéma de proximité dans une ville de 20 000 habitants, sur des questions avec un aspect un petit peu Arts et Essais, même si ça ne doit pas être que ça, et pouvoir y compris encore aujourd’hui, faire une nouvelle étude avec un programmiste, parce que c’est un sujet à mon avis tellement sérieux qu’il faut vraiment avoir quelque chose de clair pour pouvoir le faire.

Je sais que vous allez continuer à dire, c’est de bonne guerre, que la ville ne fait rien pour le cinéma. Moi j’aimerais dire très fort, que se poser cette question pour une ville comme nous, aujourd’hui, c’est un peu essentiel. J’ai la chance de connaître le responsable national des cinémas comme celui-là, et vous le savez aussi bien que moi, on doit être une des seules villes de notre strate où existe encore un équipement de ce type.

C’est compliqué, certes, et c’est une question compliquée alors qu’on prenne le temps d’y réfléchir correctement pour que les choses puissent vivre dans la durée, ça me semble être la moindre des choses. Après je comprends qu’on puisse, à chaque fois, dire "mais qu’est-ce que vous faites pour le cinéma". Oui c’est vrai. Moi je dirais, à votre place, qu’est-ce qu’on peut faire avec vous pour qu’on puisse maintenir cette structure comme un lieu de vie du centre ville. Je la poserais plutôt comme ça la question.

M. MEI : Nous avons maintenant une vraie équipe de dirigeants qui veulent faire avancer les choses. Ce n’était pas le cas avant. Je le dis avec beaucoup de force. Il y a donc maintenant une volonté réciproque d’avancer ensemble. C’est un atout qui n’existait pas avant.

M. RIGAUD : Je vous donne au moins raison sur une question : qu’est-ce qu’on pourrait faire avec vous pour améliorer le sort de ce cinéma là compte tenu des anciens choix que vous aviez fait auparavant ? Mais au dernier conseil municipal, on vous avait proposé une personne au comité de pilotage et ça a été refusé. A un moment donné, il faut mettre en oeuvre ce que vous dites.

M. MEI : Si ce sont des gens qui veulent faire avancer les choses ça va. Si ce sont des gens qui sont comme vous contre tout, ce n’est pas la peine. Madame Apothéloz, elle n’est jamais d’accord avec nous ! Elle est toujours contre tout !

Mme APOTHELOZ : Je suis quand même quelqu’un qui a des propositions, qui les fait. Je ne suis pas quelqu’un qui est dans la friction. Je ne suis pas quelqu’un qui est dans l’opposition systématique. Je pense que je suis quelqu’un qui est dans la construction. Parce que j’ai été enseignante, parce que j’ai été chargée de mission dans l’aménagement du territoire, j’ai toujours cherché à faire quelque chose pour ma ville. Je ne peux pas entendre que je suis une force de friction ou d’opposition.

M. MEI : Je vous propose, mes chers collègues, de la faire participer avec nous.

Mme APOTHELOZ : Merci, Monsieur le Maire.

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