vendredi 16 novembre 2018
 
 
 
Un écrivain à la médiathèque

Lucien Vassal, quartiers Nord

vendredi 6 décembre à 18h
Mis à jour le vendredi 6 décembre 2013

Lucien Vassal, ancien professeur de physique, a enseigné un temps au collège Gabriel Péri de Gardanne. Depuis quelques années, il se consacre à la littérature et a publié plusieurs romans qui ont pour décor les quartiers Nord de Marseille où il a grandi et dont il a été maire de secteur (15e et 16e arrondissements) de 1989 à 1996.

Lucien Vassal est né au bas de La Viste, sur la Colline Martin, là où s’étale aujourd’hui le complexe commercial du Grand Littoral. C’est le 15e arrondissement de Marseille, quartiers nord de la ville, que cet ancien professeur devenu écrivain, a tout naturellement placé au cœur de ses livres.

Sa colline, il la connaît d’abord enfant, sous l’occupation allemande. Il nous l’a racontée dans son premier roman La Colline vert-de-gris. Fleurie de genêts, la paix revenue, il nous y a emmené à nouveau dans La Colline aux genêts. Elle est devenue La Colline pourpre, « couleur du sang d’un drapeau rouge brandi à la poursuite du bonheur », dit-il. C’est d’elle encore qu’il est question dans ce troisième livre (tous trois publiés aux éditions Paul Tacussel) aussi passionnant et émouvant que les deux premiers.

« La Colline pourpre, roman », lit-on sur la couverture rougeoyante. On veut bien. Il s’agit en fait à la fois d’un récit, d’une chronique si vous voulez, sur une période historique bien définie – de l’été 1958 au printemps 1989 – dont les événements, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux sont décrits, analysés, commentés par l’auteur et par ses parents, proches et amis tous clairement identifiés et, à deux ou trois exceptions près (dont Lucien lui-même), portent leur véritable nom.

C’est aussi un témoignage très personnel de l’homme sur son itinéraire d’étudiant puis de prof’ de collège, de militant communiste traversant la guerre d’Algérie, mai 68, le printemps de Prague, les soubresauts de l’Union soviétique, les évolutions de son propre parti, jusqu’à ses engagements électoraux qui le conduiront à devenir adjoint de Gaston Defferre puis lui-même maire des 15e et 16e arrondissements dans la majorité Vigouroux. Enfin son passage dans la dissidence, « de l’autre côté de la vitre ». « Je n’ai pas été exclu du Parti ; j’ai le sentiment que c’est lui qui s’est exclu de moi », écrit-il…

Le récit sensible et chaleureux de Lucien Vassal est nourri de rencontres, de dialogues qui en font tout le sel : ses relations avec ses parents, ses frères et sœurs, avec ses camarades de cellule ou de section, avec ses voisins, ses amis du quartier, et en particulier avec l’équipe des prêtres ouvriers : Pierre, François, André, Tintin… à qui l’unit, au-delà de la controverse permanente, une connivence joyeuse et d’une fraternité bouleversante.

La Maison de la presse de Gardanne sera présente avec une table de livres.

 
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