Jeunesse

Les addictions, parlons-en Energies 398 - Stéphane Conty

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Qu’est ce que l’addiction ? comment la repérer ? Comment s’en prémunir ou y faire face ? Autant de questions qui ont été abordées lors de la réunion publique organisée le 28 mai dernier dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD).

CO-ORGANISÉE PAR LA VILLE, l’Éducation nationale et la Gendarmerie, cette réunion qui s’est tenue au Foyer Nostre Oustau n’a malheureusement pas rencontré le succès espéré suite à l’invitation lancée notamment auprès des parents d’élèves des collèges et lycées de la ville. Un constat que regrette Yveline Primo, adjointe au Maire déléguée à la Sécurité, lorsqu’elle ouvre les débats : « Nous sommes aujourd’hui réunis pour la deuxième réunion de ce type que nous organisons dans le cadre du CLSPD. La première portait sur la question des risques liés à l’utilisation d’internet, celle- ci va aborder la question des conduites addictives. Partant du constat que les parents sont souvent démunis face à ce genre de problèmes, nous avons pensé que les informer c’est aussi faire de la prévention. Nous sommes toutefois un peu déçus de la faible participation de ce soir, car depuis le début de l’année nous faisons des réunions sur la prévention des cambriolages qui réunissent beaucoup de monde. »

Elle cède ensuite la parole à l’adjudant Sandrine Vauthier, de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile qui explique que son service au sein de la gendarmerie « intervient régulièrement dans les collèges et lycées de Gardanne pour faire de la prévention auprès des élèves, notamment sur la question des addictions avec produits. »

L’ADDICTION PEUT ÊTRE DÉFINIE comme la dépendance à un produit ou un comportement, avec impossibilité de résister à l’impulsion de passage à l’acte. Elle peut-être liée à la dépendance à un produit tel que tabac, drogue, alcool, ou pas, comme dans les cas d’anorexie ou d’achats compulsifs par exemple. Comme Sandrine Vauthier l’explique, « La dépendance peut être d’ordre psychologique avec un désir insistant de consommer, elle peut être physique avec un état où l’organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d’un produit, d’où la sensation de manque quand on en est privé. Enfin, la dépendance peut être comportementale quand on réalise toujours les mêmes gestes pendant la consommation du produit, et que cette gestuelle devient réflexe. C’est par exemple chez certains l’habitude systématique de fumer une cigarette en même temps qu’ils prennent un café. »

S’il existe des produits de substitution pour les dépendances physiques, il n’en va pas de même pour les dépendances psychologiques qui posent donc plus de problème pour en venir à bout. L’adjudant Vauthier aborde ensuite le cas du cannabis dont elle rappelle « qu’il s’agit d’une drogue illicite dont la dépénalisation n’est pas à l’ordre du jour. » Le cannabis peut se présenter sous forme d’herbe, de résine ou d’huile, souvent coupé avec diverses substances telles que du verre pilé, du pneu ou des selles animales, de chameau notamment, d’où le nom de shit.

Après avoir abordé la question des sanctions pénales liée à la prise de drogue suite aux questions du public, c’est le service prévention de la ville qui a présenté les addictions liées à l’alcool, un thème qu’il aborde régulièrement lors de ses interventions dans les collèges et lycées de la ville. Une réunion d’information dont on peut surtout retenir qu’il vaut mieux être addict à un mode de vie sain.