Environnement

Les abeilles s’installent à Valabre Energies 397 - Stéphane Conty

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Afin de sensibiliser les habitants de la commune à la sauvegarde des abeilles, essentielles dans la pollinisation des écosystèmes et de nos principaux aliments, Gardanne a fait l’acquisition de cinq ruches pédagogiques installées le 17 mai dernier à Valabre en présence des élèves de l’école Cézanne.

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17 mai 2013 : un rucher pédagogique à Valabre

LE CIEL EST DÉGAGÉ, le vent est faible et le soleil brille en ce vendredi 17 mai à Gardanne. Un temps idéal pour offrir une nouvelle demeure à cinq essaims d’abeilles en provenance directe d’un élevage du Var. Rendez-vous est donné à 8h45 devant le Pavillon de chasse du roi René, dans le quartier de Valabre. Élus, apiculteur, représentants du lycée agricole de Valabre et du Groupement de défense sanitaire apicole des Bouches-du-Rhône (GDSA13) sont là pour accueillir deux classes de CM1 et CM2 de l’école Cézanne venues assister à l’évènement.

Les enfants descendent du car tout à la joie de prendre part à une opération aussi peu commune et dans un cadre aussi bucolique. Tout le monde s’achemine ensuite vers le vallon de Portalier qui se trouve sur le domaine du lycée agricole. Trois ruches ont déjà été installées en début de semaine. « L’emplacement est idéal, exposé au Sud-Est, en bordure d’un champ de vignes “bio” et à proximité d’un champ de sainfoins, » note Louis Duffet, l’apiculteur qui va s’occuper des ruches.

CELUI-CI EXPLIQUE AUX ENFANTS comment est constituée une ruche, ainsi que l’organisation des abeilles au sein de celle-ci. « L’essaim est constitué d’une reine et de 60 à 80 000 ouvrières. La reine peut vivre jusqu’à cinq ans, les ouvrières entre un et six mois suivant la saison. C’est son alimentation qui va déterminer si l’abeille sera une reine ou une ouvrière. Quelques jours après sa naissance la reine sort de la ruche pour être fécondée par une quinzaine de mâles. Elle retourne ensuite dans la ruche et n’en sortira plus, n’ayant plus besoin d’être fécondée. La reine pond entre 1000 et 2000 oeufs par jour. »

L’apiculteur travaille à côté ou derrière les nouvelles ruches afin de ne pas gêner les ouvrières qui entrent et sortent. Celles-ci vont parcourir en moyenne deux à trois kilomètres pour butiner, jusqu’à cinq si nécessaire. Le choix de leur implantation est donc primordial pour éviter des cultures intensives trop polluées, la principale cause de leur disparition progressive.

LA FRANCE COMPTAIT 1,5 million de ruches en 1994, il n’y en a plus qu’un million aujourd’hui. L’abeille étant à l’origine de 35% de la ressource alimentaire mondiale, sa disparition serait un désastre écologique. Pour réagir à son niveau, la municipalité a donc décidé de mettre en place ce projet qui a été initié par Guy Pinet, élu aux Affaires scolaires, qui lui-même possède des ruches. La Ville a signé une convention de partenariat avec le lycée agricole de Valabre et le GDSA 13 pour l’installation, l’entretien, le soin, l’animation de cinq ruches et l’extraction du miel.

L’apport financier de la Ville de Gardanne se monte à 3850€ pour la fourniture de matériel et la maintenance. Par ailleurs le projet s’accompagne d’un volet pédagogique avec des actions de sensibilisation qui seront menées dans des classes de la ville par l’association Les verts terrils qui assure déjà des interventions sur l’environnement dans les écoles depuis de nombreuses années.

Nul doute qu’avec cinq ruches pédagogiques, les petits Gardannais vont devenir incollables sur le monde fascinant des abeilles.