mercredi 16 août 2017
 
 
 
Atelier-philo

La liaison nécessaire de la vie politique et de la fiction

Mis à jour le vendredi 10 mars 2017

Mardi 28 juin à 18h15. Une conférence de Bernard Torney

On appelle fiction toute œuvre éloignée de la réalité d’où, par extension, irréel, imaginaire, trompeur, fallacieux, d’où une connotation péjorative. Ensuite, toute construction susceptible d’avoir une efficacité théorique et pratique, et la connotation change. Enfin, pour un monde imaginaire contribuant à l’enrichissement de la réalité, la connotation péjorative a disparu.

Ces significations dérivent du latin fingo, fingere, renvoyant à façonner, aux moyens et résultats de l’activité de l’esprit dans les façons de façonner. La fiction rapportée à la vérité est péjorative, rapportée à ses effets, il n’en est plus nécessairement de même, la donne change : jeu, voire double jeu de la fiction. Sa force de séduction s’éprouve pour le meilleur et pour le pire par les changements du réel qu’elle est capable de provoquer.

La modernité politique se veut affranchie des ténèbres des temps anciens où fleurissaient les fictions enfantées par l’ignorance. Une raison éclairée se fixe d’organiser la Cité de manière rationnelle et donc, dissiper les fictions. Seulement, les passions colorent une vie politique tumultueuse qui réclament des arrangements avec un ciel débarrassé de fictions. On ne peut les éviter, ayant besoin de ses effets. Nulle Cité sans imaginaire mobilisateur, par exemple la commémoration de ses moments fondateurs.

Poser la liaison nécessaire de la vie politique et de la fiction, c’est dire que leur lien ne peut être accidentel, ni passager, ni transitoire, mais de même nature, dopé par son charme et intoxiqué par son venin.

Avec Citoyens solidaires

Mardi 28 juin, 18h15
Salle de formation de la médiathèque
Entrée libre

 
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