Colère des élus et leurs associations face au projet de loi de finances 2009

Mis à jour le

Gardanne, le 22 octobre 2008

Déclaration de Roger Meï, Maire de Gardanne

Le projet de loi de finances 2009 du gouvernement suscite la colère parmi les élus et leurs associations. En effet, elle instaure un nouveau mode de calcul (incompréhensible) des dotations de l’Etat dont la conséquence serait une détérioration accrue des finances communales.

Ainsi, la Dotation de Solidarité Urbaine seraient retirée à 238 communes, dont la nôtre, par le seul fait du retrait du critère" part des logements sociaux"du mode de calcul. Les villes qui font le plus d’efforts pour loger leurs habitants seraient une nouvelle fois pénalisées, les autres récompensées !

Pour notre commune se sont plus de 6 millions d’euros qui vont être retirés du budget de la commune ces 5 prochaines années (suppression de la dotation de solidarité urbaine et refonte du fond de compensation de la TVA), plus peut-être, si le projet du président de la République de supprimer la Taxe professionnelle voit le jour.

L’Association des Maires de France a protesté sur ces mesures scandaleuses. Pour lors, le gouvernement, soucieux de renflouer les banques (pour lesquelles il a su trouver les fonds), reste sourd.

Aujourd’hui, alors qu’elles assurent 71% de l’investissement public (4 fois plus que l’Etat) les collectivités locales se voient refuser des prêts de la part de ces mêmes banques qui ont joué avec les fonds qui leur étaient confiés.

Ainsi, DEXIA, première banque des villes, est en état de faillite et a dû être renflouée par l’argent du contribuable pour 3 milliards d’euros. Les banques ne prennent aucun risque avec les communes qui remboursent leurs prêts. Aujourd’hui, les Gardannais comme tous les Français paient deux fois les emprunts, au travers de leurs impôts locaux et par les renflouements de l’Etat.

Notre ville est bien gérée, chacun le reconnaît. En dix ans (de 1996 à 2006), les impôts locaux n’ont augmenté que de 2%, et du taux de l’inflation en 2007, malgré des investissements importants , le maintien des services à la population et un transfert continu des charges de l’Etat sur les communes.

Il serait inadmissible que des projets locaux soient repoussés ou des services réduits du fait des choix délibérés du gouvernement de ponctionner les finances communales pour préserver les profits.

 

Dans l'actu