Environnement

Carrière de Valabre, une réhabilitation en trois temps Energies 421 - Stéphane Conty

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Le 10 juillet dernier le Maire Roger Meï et Bernard Bastide, adjoint délégué à l’Environnement, ont invité les riverains de l’ancienne carrière de Valabre, ainsi que des responsables de l’Écomusée et du lycée agricole, à venir prendre connaissance et débattre du projet d’aménagement du lieu, en présence des représentants des entreprises qui vont le mettre en oeuvre.

C’EST DANS LA SALLE DU CONSEIL DE L’HÔTEL DE VILLE QUE RENDEZ-VOUS EST PRIS POUR PRÉ- SENTER LE PROJET. Pour débuter, Roger Meï rappelle le contexte : « Il y avait un gros problème de nuisances lié à la présence de motos cross qui venaient régulièrement sur le site. Pour y remédier nous avons labouré le terrain, une solution qui ne pouvait qu’être provisoire. Nous vous avons rencontrés sur cette question et il a été proposé de remplir la carrière. Nous avons fait faire une étude par un cabinet spécialisé, puis à partir de ses préconisations nous avons lancé un appel d’offre pour le remplissage de la carrière avec de la terre et des couches de graviers. Ce sont les entreprises Durance Granulats et Maillet Travaux Publics qui ont été choisies et qui sont là ce soir. »

Il laisse ensuite la parole à Benoît Weibel, directeur d’exploitation à Durance Granulats, qui présente le projet d’aménagement du site. « Nous travaillons déjà sur d’autres sites du même type. L’objectif pour nous est d’aménager le site tout en le sécurisant et en l’intégrant dans son environnement. L’idée est de rendre un site à vocation agricole au terme des travaux. »

POUR Y PARVENIR LA CARRIÈRE VA ÊTRE REMBLAYÉE AVEC DES MATÉRIAUX INERTES, ESSENTIELLEMENT TERREUX, provenants du tri des matériaux sur le site de la carrière de la Malespine qu’exploite Durance Granulats. Il s’agit par exemple de matériaux provenants de la démolition de bâtiments ou de la réfection de routes, qui sont recyclés pour en extraire tout déchet inapproprié. De fait, le chantier va être une installation de stockage de déchets inertes réalisée dans le cadre d’une autorisation préfectorale et sous contrôle de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). La réalisation du chantier va se faire en trois temps.

LE PREMIER, QUI DÉBUTE EN CETTE RENTRÉE 2014 ET QUI DOIT DURER ENVIRON TROIS MOIS, va consister à préparer le terrain et à mettre cet espace en sécurité. Ainsi l’ensemble du site sera clôturé pendant les travaux et des caméras de surveillance installées. Étant donnée la nature pentue des lieux qui va aller en s’accentuant au fur et à mesure de l’avancement des travaux, un bassin de collecte des eaux de ruissellement va être aménagé dans la partie basse de la parcelle travaillée, qui sera alimenté par un réseau de gestion des eaux du site. Un local est également prévu pour accueillir une personne qui aura en charge la surveillance du site et l’accueil des camions et engins de chantier. L’installation d’un décrottoir de roues va permettre de limiter la présence de terre et de boue sur la route aux abords du chantier, qui sera régulièrement nettoyé par un camion équipé d’une balayeuse.

LE SECOND TEMPS VA CONSISTER EN LA RÉALISATION DU REMBLAI TERREUX qui va permettre au site de retrouver une configuration plus proche de ce qu’il était avant son exploitation en carrière. De sa durée va en partie dépendre le nombre de camions qui vont quotidiennement passer sur le site pour apporter les matériaux de remblais. Ainsi, une fois les trois mois de préparation terminés, les travaux devraient durer environ quatre ans, ce qui va occasionner le passage d’environ 32 camions par jour, avec un temps moyen de 13 minutes entre deux camions. Comme convenu lors des rencontres préalables avec les riverains, l’exploitation se fera du lundi au vendredi, de 9h à 16h, le passage de camions se faisant en-dehors des heures de forte circulation. Le chantier sera arrêté le week-end et lors des grandes vacances estivales.

« Il va s’agir de semi-remorques de 25 tonnes pour limiter le nombre de camions en circulation chaque jour, explique Benoît Weibel. Ce sont des camions qui actuellement repartent vides de la carrière de la Malespine où ils viennent déposer des matériaux. Là ils repartiront pleins et passeront par la carrière de Valabre déposer leur chargement. Ainsi le chantier n’engendrera pas plus de circulation de camions que ce qui se fait actuellement. Pour plus de sécurité, tous ces camions repartiront ensuite vers Luynes, aucun n’aura à couper la D7 pour revenir vers Gardanne. Enfin sur le chantier lui même, pour le terrassement, nous n’allons utiliser que des engins récents qui sont moins bruyants, et la vitesse sera limitée à 30km/h. »

Concernant le bruit, des mesures seront réalisées tous les ans par un organisme indépendant via des capteurs installés en bordure du site. Toujours pour limiter au maximum d’éventuelles nuisances, un arrosage régulier sera effectué si nécessaire pour éviter les envols de poussières.

A L’ISSUE DES TRAVAUX, LES INSTALLATIONS DU CHANTIER SERONT DÉMANTELÉES ET LE LYCÉE AGRICOLE PRENDRA LA MAIN POUR L’AMÉNAGEMENT FINAL DU SITE. Comme il a été convenu lors des rencontres précédentes avec les riverains, un comité de suivi réunissant les différents acteurs concernés va être créé et se réunira régulièrement pour suivre l’avancement du chantier et discuter des éventuels problèmes ou questions soulevés. Un chantier d’envergure sur lequel nous ne manquerons pas de revenir dans un prochain numéro d’énergies.