mercredi 18 octobre 2017
 
 
 
En DVD à la médiathèque

Bleu pétrole

un film de Nadège Trédal
Mis à jour le vendredi 10 mars 2017

La raffinerie de Donges. Labyrinthe de cheminées géantes, d’escaliers de secours, de cuves aux dimensions inhumaines, qui lui donne des airs de parc d’attraction post-apocalyptique ; mais aussi haut lieu de l’action syndicale en France, porte-drapeau de l’opposition à la réforme des retraites en 2010 avec un arrêt complet de trois semaines.
Au milieu, Nadège Trébal, jeune documentariste issue de la Femis, vient poser son regard sur ces hommes qui font vivre chaque jour l’action sociale (...).

Le film s’ouvre sur un homme. Il chasse aux premières lueurs, dans une prairie à une petite distance de l’usine. L’image est énigmatique, mais ce qui est clair, c’est que cet homme est seul.
Le film de Nadège Trébal additionne des hommes seuls. Même quand ils sont en groupe, elle se tient souvent à un seul visage, très longuement, pour capter les levers de sourcils, les regards embarrassés, les infimes expressions faciales.
Comment ne pas penser au Combat ordinaire de Manu Larcenet ? Le cadre, un complexe industriel, sur la mer, la rudesse du travail, l’écrasement systémique des individus. Mais surtout, un regard sensible sur les travailleurs, un par un, et sur l’homme sous le casque. Les photographies du personnage de Marco, dans la bande dessinée, ressemblent à s’y méprendre aux longs plans fixes silencieux de Trébal, auxquels les ouvriers de l’usine réagissent plutôt comme s’ils étaient pris en photo que filmés. La caméra tourne, non pas en attendant « l’événement », la pépite, le geste qui veut tout dire, mais simplement pour laisser le film s’écouler et épouser le déroulement du quotidien.

Lire la suite dans Critikat sous la plume de Théo Ribeton et voir la bande annonce.

 
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