samedi 21 octobre 2017
 
 
 
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Bandes dessinées

Mis à jour le vendredi 10 mars 2017

Dans les bibliothèques, il fut un temps, pas si lointain, où l’emprunt des bandes dessinées était limité à une par personne, sous prétexte que ce n’étaient pas des livres à part entière, et dont il fallait, par conséquent, limiter la consommation ! Les temps ont changé, les médiathèques aussi, où polars, bd et autres soi-disant « sous-genres littéraires » occupent une place non négligeable, à côté de genres aussi nobles ( !?) que la poésie, le roman ou le théâtre...

Il est vrai que la bd a bien changé, elle aussi, avec sa Maison des Auteurs, ses festivals, son Centre National, son Ecole Supérieure de l’Image, ses expositions d’originaux, ou ses ateliers spécialisés, à l’intérieur même de la forteresse des Beaux-Arts...
Partie de la marge, où la littérature dite populaire était trop souvent confinée, la bande dessinée est aujourd’hui au Panthéon des livres, comme en témoignent les innombrables articles et informations médiatiques en tous genres, autour du Festival d’Angoulême, par exemple.

Cette révolution est due en grande partie à l’évolution même du genre, qui a beaucoup évolué, ces dernières années, notamment grâce à des petits (voire très petits) éditeurs. Véritables labos des plus grands, où s’invente la bd nouvelle. Recherche de nouveaux auteurs, mises en pages, formats et graphismes plus audacieux, réhabilitation du noir et blanc, introduction de styles venus d’ailleurs, comme les mangas, ont beaucoup fait, ces derniers temps, pour renouveler un genre qui s’était essoufflé dans la surproduction d’histoires standardisées, dans les années 80...

Thèmes et sujets ont beaucoup changé aussi. Car la bande dessinée d’aujourd’hui ne se retranche plus systématiquement dans les territoires du rêve, du merveilleux, du fantastique, et en un mot, de la pure évasion. Elle a su sortir de sa bulle, et va aujourd’hui chercher sa matière première, écrite autant que dessinée, dans l’actualité immédiate, celle des guerres et des problèmes sociaux, n’hésite plus à s’attaquer à la biographie, au journal intime, au récit de voyage, ou aux grands classiques de la littérature.

Naturellement attentive à l’évolution des livres, quels qu’ils soient, et au renouvellement des genres, qui séduit souvent de nouveaux publics, la Médiathèque met à la disposition de ses bédéphiles bon nombre de ces petits éditeurs... Ainsi, à côté des poids lourds de l’édition que sont les Dargaud, les Dupuis, les Casterman, découvrez l’Association , Ego comme X, Vertige Graphic, Cornelius, les Rêveurs de runes, le Pythagore, Anthracite, les 400 coups, Flblb, 6 Pieds Sous Terre, Amok, Atrabile, Mosquito, La Boîte à Bulles ... et beaucoup d’autres.

 
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