Au hang'art, tout devient possible Energies n°468 - 7 février 2017 - Bruno Colombari

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Le service Enfance et Jeunesse a mis en place un espace de pratiques autonomes pour les jeunes au Hang’art, rue Borély. Les associations sont invitées à y participer dans le cadre d’un échange de moyens.

DEPUIS QUINZE ANS, VIA LES ATELIERS DU CLUB ADO, DE NOMBREUX JEUNES ONT DÉVELOPPÉ DES COMPÉTENCES en matière de théâtre, de danse, de musique, de vidéo...

L’espace de pratiques autonomes (joliment baptisé Le champ des possibles) mis en place en 2016 a pour objectif de leur permettre, éventuellement avec une association, d’utiliser les locaux et le matériel de la Ville pour partager leurs compétences et leurs savoirs par des pratiques culturelles et artistiques.

L’Aparté, Tortutrankil, Dream, Life and Dance et Les nez en plus s’inscrivent déjà dans la démarche, en attendant que d’autres arrivent.

« Nous avons des outils, du matériel de sonorisation, un vidéoprojecteur, un grand écran, des lumières, du matériel pédagogique, et la salle du Hang’art, » constate David Sausse, coordinateur du pôle citoyenneté au service Enfance et Jeunesse. « L’idée est d’accompagner les jeunes dans leurs pratiques avec un animateur qui les accueillera. Nous sommes là pour encourager l’autonomie des jeunes, pas pour former des professionnels. S’il y a une association, on met en place un partenariat avec elle où chacun met à disposition des moyens : la Ville prête le local et le matériel, l’association apporte ses compétences. » Par exemple, Tortutrankil produit des spectacles vivants et des courts-métrages et propose des ateliers de théâtre et d’écriture.

THÉÂTRE ET CAPTATION VIDÉO

En ce moment, Lionel Parrini travaille à une nouvelle pièce, La femme au canari rose (tout un programme !). Et il va s’appuyer sur huit spect’acteurs (des spectateurs acteurs, donc) de 16 à 25 ans, qui assisteront à l’évolution de la pièce, feront des propositions et seront initiés aux coulisses de la création théâtrale. Ils découvriront comment gérer le budget d’une production, coordonner les différents intervenants, préparer la communication du spectacle... Cerise sur le gâteau, une captation vidéo est prévue, avec un travail sur les prises de vue et le montage.

L’atelier aura lieu une fois par semaine entre février et mai. L’Aparté animera pour sa part des ateliers d’écriture dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité. La compagnie Les nez en plus sera quant à elle en résidence pour préparer un spectacle, Nez quelque part, qui traitera de la question de l’immigration. On en reparlera.

 

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