Temps- Fort

Alteo en route vers l’économie circulaire Energies n° 424 - Stéphane Conty

Mis à jour le

LE 16 OCTOBRE DERNIER S’EST TENUE À GARDANNE UNE RENCONTRE DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE AXÉE SUR L’EXEMPLE DU PROGRAMME « BAUXALINE TECHNOLOGIE » du groupe Alteo. Etaient notamment présents des représentants d’Alteo, Roger Meï, et François- Michel Lambert, député et Président-fondateur de l’Institut de l’économie circulaire qui a ouvert cette rencontre en rappelant le contexte et les enjeux.

« Nous nous retrouvons ici dans le quartier historique de l’usine Alteo pour croire en l’avenir. Quand on génère de l’emploi, on répond à la désespérance de nombre de nos concitoyens. Il s’agit de sortir d’une société de gaspillage vers une société où l’on continue à répondre aux attentes des citoyens et à produire de la richesse en produisant et consommant mieux. L’économie circulaire, c’est faire mieux avec moins. »

L’un des principaux objectifs de l’économie circulaire est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies.

Pour y répondre, elle s’appuie plus particulièrement sur le concept d’écologie industrielle qui veut que le déchet d’une industrie soit recyclé en matière première d’une autre industrie (ou de la même). Un concept qui implique que les industriels coopèrent pour développer des solutions communes et ainsi prospérer ensemble. « L’écologie industrielle c’est aussi la capacité à aller vers les autres » souligne d’ailleurs François-Michel Lambert qui précise que « ici c’est déjà le cas avec Alteo, E.on et Durance Granulats ».

Un constat partagé par le maire, Roger Meï, qui lors de son allocution souligne que « depuis longtemps à Gardanne nous travaillons pour mettre en place des circuits courts. C’est une démarche naturelle pour la ville. Nous, quand nous voyons fumer des usines, nous sommes contents car c’est signe de richesse et d’emploi. Ca n’empêche pas que nous attendions des efforts de la part des industriels pour être toujours plus propres ».

C’est d’ailleurs l’une des préoccupations d’Alteo qui lors de cette rencontre illustre sa démarche à travers le développement de son programme de Bauxaline technologie, la Bauxaline étant un produit issu des résidus de bauxite.

Depuis 20 ans l’entreprise fait des recherches pour recycler ces résidus. Ceux-ci sont déjà utilisés dans les centres d’enfouissement de déchets ménagers comme à la Malespine, ou encore dans le domaine des travaux publics. D’autres possibilités sont déjà envisagées, notamment en matière de décontamination des sols pollués. Où comment le produit d’un déchet industriel peut permettre d’en neutraliser un autre. La boucle est bouclée.