Microélectronique

80 chercheurs se rencontrent à Gardanne Loïc Taniou

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Une première manifestation d’envergure internationale s’est tenue fin novembre au CMP Georges-Charpak. Elle a réuni près de quatre-vingt chercheurs venus de plusieurs pays autour de problématiques liées aux développements des technologies de l’infiniment petit sur les cartes à puces.

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Centre microélectronique Charpak

Les bâtiments du Centre Microélectronique de Provence Georges- Charpak (CMP G-C) qui ont émergé ces derniers mois route de Mimet vont livrer début 2008 un vaste campus universitaire dédié à la microélectronique. Ce dernier est rattaché à l’école des Mines de Saint-Étienne, l’une des 5 premières grandes écoles nationales. Il sera principalement constitué d’une école d’ingénieurs de haut niveau et d’un centre de recherche et développement.

En attendant les dernières finitions du chantier du CMP, une première manifestation d’envergure internationale s’est tenue les 29 et 30 novembre dans le nouvel amphithéâtre, à l’initiative d’Arcsis. Quatre-vingt chercheurs en provenance des USA, de Pologne, d’Italie, d’Allemagne, de France se sont ainsi retrouvés à Gardanne pour assister à des conférences traitant du micropackaging et échanger sur leurs travaux de recherche en matière de microélectronique. Vu la dimension internationale du colloque, la langue de Shakespeare était de rigueur.

Par “micropackaging”, il faut comprendre des procédés visant à intégrer sur un même support, extrêmement petit, différentes technologies et composants électroniques.

De l’Europe du sud aux USA

Les chercheurs ont été très intéressés par le mode de collaboration entre le monde académique et celui de l’industrie. A l’image de George Malliaras, grande sommité américaine, professeur à l’université de Cornell (située au Nord de New York) et directeur d’une plate-forme de recherche consacrée aux nanotechnologies, liée à l’une des treize grandes centrales technologiques américaines. « Je suis venu assister à ce colloque, explique- t-il, pour mieux comprendre l’effort de recherche qui est mené dans ce campus et dans la région de Provence autour de la microélectronique. Un domaine qui fait désormais parti d’une tradition en région Paca. Je considère que l’effort développé ici est très important, il est de rayonnement mondial.  »

Pour Pietro Di Grazia, appartenant à un département de recherche et développement de ST Microelectronics Italie située dans la région de Catana en Sicile, « il s’agit pour nous de mieux comprendre l’organisation entre universités, laboratoires et tissu industriel car il est rare qu’une université soit directement associée aux projets à caractère industriel. Et aussi de découvrir les tendances et les innovations menées dans la région Paca avec laquelle nous collaborons. Nous travaillons de plus en plus suivant un axe qui se développe au niveau de l’Europe du sud, allant de la région Grenobloise à l’Italie en passant par le Sud de la France. »

Ces journées techniques et scientifiques ont ainsi démontré qu’un outil important est bel et bien en passe de prendre place à Gardanne, aussi bien dans le domaine de l’enseignement que celui de la recherche.